‹ Pièces de théâtreChapitre 62 sur 575 · CHŒUR DES CAUSEURS · texte numérisé non relu

CHŒUR DES CAUSEURS

Ah! c'est aflreux! c'est une hoircur!

C'est à vous glacer de terreur.

GENNAIO, allant à eitx.

Silence, amis! que l'on se taise!

ODOARD , se retournant.

Qu'est-ce donc?

GENNAIO.

Rien, rien. Monseigneur; Ils racontaient, et ça leur faisait peur, Sur la société des Treize Des histoires !

ODOARD, souriant.

Les Treize! Eh bien! qu'en disait-on ?

GENNAIO.

Vous ne le savez pas ?

ODOARD, riant.

Qui, moi? non, mon garçon.

omvMO, après avoir regardé autour de luiavec mystère.

COUPLETS

PREMIER COUPIET.

Il est dans Naples, la jolie,

Treize seigneurs beaux et galants.

Menant, dit-on, joyeuse vie,

Francs buveurs, tendres conquérants ;

A l'amitié toujours Oiléles,

Mais redoutables prés des belUs;

LES TREIZE

Et chacun dit en les voyant:

C'est un des Treize !

Soyez prudent ;

C'est un des Treize!

Tremblez, amant,' Que votre belle ne leur plaise !•

C'est un des Treize,

Tremblez, amant !

nEl'XlÈME COUPLET.

Si TOUS voyez fille naive Plongée en un chagrin profond ; Si vous voyez, d'humeur pensive.

Un épous se frotter le front ; Entre amants s'il gronde un orage.

S'il survient du bruit en ménage, Qui l'a causé? Tous vous diront :

C'est un^es Treize!

Tremblez, jaloux!

C'est un des Treize!

Tremblez, époux.

Que votre femme ne leur plaise!

C'est un des Treize!

Tremblez, époux!

onoABD, riant.

Moi, je crois vos frayeurs assez peu légitimes.

GENNAIO. .

Ah! vous doutez encor!

{Montrant Matéo.) ' .

Tenez, tenez, voici Une preuve vivante, une de leurs victimes, M.iléo, vigneron, qui, l'autre vendredi.

Devait se marier avec sa prétendue , A Naplc... et le matin...

ODOAno.

Eh bien donc?

GENNAIO.

Disparue !

Enlevée !

ODOARD

Et par qui?

GENNAIO.

Par l'un de ces Treize'..

HATÉn, pleurant.

Ahl

ODOARD

Eh quoi! vraiment?

M,vTÉo, de même.

Ah!

ODOABD.

Ta jeune femme?

MATÉO, de même.

Ah!

o&OAnn.

Par un de ces Treize?

MATÉO, de même.

Ah!

ODOARD

J'y suis... n'est-ce pas une Petite blonde?,.

MATÉO, de même.

Ah! ah!..

Non! non, c'est une brune!

ODOARD

C'est différent.

UATÉo, de même.

Ah! ail!

GENNAIO.

Rien ne le consolera.

ODOARD, lui donnant une bourse.

Tiens, mon garçon...

MATÉO, riant.

Ah! ah!

ODOARD

Ces dix ducats?..

MATÉO, (M mime.

Ah! ah!

GENNAIO.

Quoi! c'est do l'or!..

MATEO, de iiifma.

Ali! ,ihl

(Les voiturins témoignenl leur admiration pour la générosité d'Odoard.)

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