SCENE V
GENNAIO, puis HECTOR.
CENNAio, regardant Odoard s'eVoijrner. Voyoz-voii s!..
sans la précaution nue j'avais prise, en voilii un qui... {Enteiutiiiit du bruit, et voijant par la fenêtre du fond à droite Hector, qui enjambe sur la galerie.} Ah! mon Dieu! voilà l'autre!
HECTOR, sur la galerie. Voyez-vous cette ruse d'OdoarJ ! M'enfermcr Jans ina chambre, et croire qu'un pareil obstacle m'arrcJterait!.. J'ai saule par ma fenètr.:, et j'arrive par celle-ci... voilà leschcmins que j'aime... Nous ilisons, le vieux cloître... ce doit être ici... n° 4... c'est difficile à voir sans lumiî're... Mais on peut frapper... (// frappe successivement aux portes de la galerie.} On ne rî'pond pas ! . .
GENNAio, à part. Elle m'a promis do ne pas répondre.
PUEMIER COUPLET.
Ouvre-moi. Quoi! ta porte est fermée?
Quand je suis près de toi Ne sois pas alarmée!
0 ma sœur bieu-aimée, Ouvre-moi.
(PaWe'.)C'est plus bas .sans doute! {fl redescend l'escalier et frappe à la porte de droite.)
DEUXIÈME COUPLET
Ouvre-moi Ce réduit solitaire I D'où provient ton effroi Quand c'est la voii d'un frère Qui dit avec mystère :
Ouvre-moi?
HECTOR, tàtant la porte. Et de clés nulle part!.. Cela m'est suspect... etquaud je devrais appeler... (Il s'avance vers la porte du fond, et rencontrant Gennalo gui cherche à s'en aller, le ramène par l'oreille.) Qui va là'?..
GENX.Mo. Moi... Gennaio !
HECTOR. D'où viens-tu"?
GENNAIO. Je ne viens pas... J'étais là... je dormais dans ce fauleuil.
HECTiJB. Toi qui dois avoir toutes les clés de là maison, vite, celle du n° 4!
GENNAIO, interdit. Comment?..
HECTOR. La clé de la chambre où est ma sœur... J'ai à lui parler... Cette clé, te dis-je !
GENNAIO. Je nu l'ai plus... ce n'est pas moi qui l'ai.
HECTOR. Et qui donc?
GENNAIO, trottbié. Qui donc!., monsieur le marquis... Il me l'a demandée tout i l'heure, et l'a mise dans sa poche.
HECTOR. Et tu l'as soullerl?
GENNAIO. Dame! il n'y avait rien à dire... un mari!
HECTOR. Un mari!., il ne l'est pas plus que toi... C'est un séducteur... un des Treize!
GENNAIO. Lui aussi! quelle horreur!., [à part.) Non, quel bonheur ! ce n'est pas le mari!
HECTOR. Et s'il t'a pri.s cette clé, ce n'est pas sans dessein... il va sans doute revenir sans bruit, au milieu de la nuit... Mais je reste ici... je ne quitte pas la place!
GENNAIO. Vous furcz biou.
HECTOR. El pour mieux éclairer ses projets ténébreux va chercher de la lumière... va vite!..
GENNAIO. Oui, .Monsieur!., {.ipart.) Avoir cette clé et ne pouvoir s'en servir !.. et ne pouvoir instruire Isella du complot qui la nieiiare et moi aussi !
HECTOR, rcnt;oi/an( Gennaio. Mais va donc!., dépéchctoi!..
GENNAIO. Je m'en vas. {Il sort par la j/orle du fond.)