SCÈNE IX
LODISE, MADELINE.
MADELINE, pleurant.
Mon Dieu!... mon Dieu!... qu'est-ce que ça veut donc dire?
LOUISE , absorbée.
Et Lucile n'est pas ici !.. Mais où aller et que faire à présent? (Apercevant "Madeline.) Ah! Madeline !
MADELINE
Mamselle Louise!... Béni soit Dieu de ce que je vous trouve enfin ! Vous allez me dire ce que tout cela signifie.
LOUIS i:.
Mais quoi donc?
MADELINE
A ce matin, à l'aube du jour, j'allais venir pour savoir où vous éliez , lorsque voilà Dominique qui entre tout effaré... en me disant : « Où est Louise?... »
Et que lui as-tu-dil?
MADELINE
Rien... j'ai pas eu le temps; il avait l'air a moitié fou... Il tenait un berceau.
LOUISE
Un berceau !...
MADELINE
Oui... avec un pauvre petiot; et il m'a dit : « Donne-le à Louise, qu'elle C!i prenne soin. »
LOUISE
Moi!... moi!... Es-tu sûic de ci; que tu nie dis là?
WAUELINE.
Mais oui... Bon Dieu, qu'avez-vuus donc?
LOUISE
Dominique t'a bien dit de me remettre ce berceau, cet enfant?...
MADELINE
Eh ben, oui!., il me l'a dit, et il a ajouté, tout haletant qu'il était : :< Dis-lui qiiP c'est son père qui le lui recommande. »
LOUISE
Mon père!... mon père! ..
MADELINE
Et comme jinlerrogcais Dominique, il m'a ajouté en se sauvant : « Louise doit connaître ce terrible secret... dis-lui que c'est l'enfant de la Closerie des Genèls!... »
LOUISE
L'enfant de la Closerie des Genêts!... lui?... envoyé par mon père?... dans notre maison?..
LÀ CLOSERIE DES GENÊTS
ce n'est pas possible... je rêve... Oh! mon Dieu I (D'ane voix tremblante) Madelinc... lu es bien là , n'est-ce pas?...
M.vnELINE.
Maij oui...
LOUISE
C'esl Ijien toi ?...
MAHELINE.
Maisoui, mamselle.
LOtlSK, à |Mrt.
C'est donc qu'il sait la \érilé et qu'il m'a pardonné... (Haut.) Viens... viens, Madeline... (Elle cniraiiie Madeline ters la porte des jardins. — Lucile parait.)