I.ÉONA
Vous oseriez?...
mointj:clain.
C'est déjà fait.
LÉONA
Dominique emporte la réponse oi'i je lui dis que je suis prête à le rerevoir.
MONTÉCLAIN.
Oui, mais dans votre lettre il emporte aussi un billet de moi ainsi conçu : « Pour votre honneur » et pour votre repos, général, ne voyez pas M"*' » de Beauval. »
LÉONA
Quoi! vous vous êtes permis...
MONTÉCLAIN.
Et j'ai ajouté : « Il est nécessaire que le ma- » riage de Georges reste encore secret penjant » quelques jours. »
Venail-il donc pour le reconnaître?
MONTÉCLAIN.
Non, mais il venait pour vous déclarer que si vous ne quittiez pas ce pays dans deux heures, il vous faisait arrêter immédiatement pour cette fàtheuse histoire qui a eu lieu chez M. d'Hérici, et dont vous savez qu'il a la preuve.
LÉONA
Eh bien! monsieur, dans deux heures, tout le pays connaîtra la vicomtesse d'Esléve... Qu'il me déshonore alors, s'il l'ose.
MONTÉCLAIN.
Il l'osera... Mais, moi, je ne veux pas.
LÉONA
Vous !
MONTÉCLAlîî.
Oui, moi... car j'aime M"e d'Estéve I Que j'entre dans la famille du général pour réparer un outrage ou pour satisfaire un amour bien innocent, je suis dans la même position, et je dois vouloir éviter tout scandale.
LÉONA
Vous mo trompez, Monféclain?
MONTÉCLAIN.
Que je sois déshonoré, si je vous mens d'un mot...
LÉONA
Mais ce mystère aura un terme?... mon mariage sera reconnu?
MONTÉCLAIN, avec inteniiol).
Sur mon honneur, je m'engage à publier moimême le mariage de M. Georges d'Estéve et de AI'"e la comtesse de Beauval.
BERTRAND, entrant.
Colonel, il y a là un de vos soldats...
MONTÉCLAIN.
Pardon, belle dame... C'est Aly, 4 q„i j'avais
i fait dire de venir me trouver jusqu'ici. Voulezvous me permettre?...
LÉONA
iNon, restez, ..J'ai ma toilette à achever... Failes entrer, Bertrand. Écoutez, !\Ion!c'L!,iin, je prends votre parole, et j'en attendrai l'ciïet jusqu'à demain.
MONTÉCLAIN.
.le ne vous en demande pas tant.
LÉONA
C'est bien entendu ; demain, mon mariage avec Georges sera publiquement reconnu, ou bien vous me permettrez d(' le publier moi-même, quelque scandale qui puisse en résulter?
MONTÉCLAIN.
C'est convenu ; mais jusque-là, ce secret doit rester entre nous î
LÉONA
Je vous le promets... (A part.) Mais je veux savoir avant s'il m'a trompée,
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SGÈXE iir.
LÉONA, Al.Y, MONTÉCLAirV.
MONTÉCLAIN.
Aly!... Aly!... (Alj' entre, - Bas.) Eh bien! M. d'Avatianne.,.
ALv, bas.
Il sera à Montéclain ce soir, avec le noiaire.
MONTÉCLAIN.
Si tard !
ALY
Le notaire a son élude à faire, à ce que m'a dit M, d'Avatianne; en attendant, il m'a chargé de ce petit mot pour vous.
LÉONA, à part.
Il parle bas .. Très bien...
(Elle prend quelques objets sur la table en examinant le colonel et Aly.) MONTÉCLAIN, prenant la lettre.
Voyons : (Lisant à voix basse.) « Tout ce que » VOUS pensez relativement à Mme de Beauval est » vrai : mais la faiblesse du duc d'Hérici lui a » laissé des titres, contre lesquels il serait lui- )) même impuissant, à supposer qu'il osât les lu» » contester... »
LÉO\A, de loin, en riant.
Eh bien ! êles-vous content des nouvelles que vous recevez ?...
MONTÉCLAIN.
Enchanté. (A part.) Je m'en doutais; i! ne me reste qu'un moyen... je le tenterai.
A tout à l'heure, colonel,., je vous reIroTiverai ici?...
MONTÉCLAIN.
Peut-être.,, les choses doivent-elles aller plus
!.A CI.OSEBïK DES GENÊTS,
vile que j<» rcfroy.il>:. On m'altond clicï moi... Vonlpz-vnii.s y vciiir rc soiv tîhmuc... vohs y Uouvcrcz vos aii:i5... It prii!-?lre lonl scra-l-il fmi dans qiicU|iic3 hciiie<...
Vous (ievpnr/ lonl à fnil clnrmant.
MONTKCr.Al>'.
Je nrin?pirodc vons... .-\ ce soir, n'cstre pas ?...
tK.ONA.
A ce soir...
(r.lJe rcnirr> <lan^ un ciWiifl au fond, h gn-iche.)
MONTFCLAIN, à part.
I! le fn!it... î'oarvtiquele g.-nér.i! ne vienne paî lonl hroiiillpr avec ?es emportement... et pcirvii que je pnisse encore éloigner Aly... (.Haut.) AW...
AtY.
Pré>ent'...
MOMKCLAIN.
Tu vas resUr ici...
BEnrr.AMi, cnirant vi-vf-inml et annnnç.inf. Monsieur (1 Enlevé!