‹ Pièces de théâtreChapitre 16 sur 1093 · I..e cuniiAis-tu · texte numérisé non relu

I..e cuniiAis-tu

CHARLOTTE

Oui ; c'est messire Gaultier Daulnay.

MARGI'ERITE.

Ail ! ne regarde-t-il pas de ce côte ?

CBARLOTTB.

De temps en temps; il quitte le moine, il titre sous l'arrade du palais.

MAROOKHITK, vivement.

(charlotte , allez toui informer de la tante de

•fV

mes sa;urs , les princesses Blanche et Jeanne. Je vous appellerai quand je voudrai avoir de leur» nouvelles. Vous entendez, je vous appellerai ?

CHAHLOTTE, s'en allant.

Oui , madame.

MAIIGVEIUTK.

Il était là attendant mon réveil, et n'osant le hâter, les yeux fixés sur mes fenêtres... Gau'.lier, mon beau gentilhomme.

GAULTIER, paraissant par une pente porte derubce au chevet du lit.

Tous les anges du ciel ont-ils veillé an chevet de ma reine, pour lui faire un sommeil paisible et des songes dorés ?

(1! s'assied sur les coussins de l'cstraHc. ) MAI'.GUEniTE.

Oui, j'ai eu <le doux songes, Gaidtier ; j'ai rêvé voir un jeune homme qui vous ressemblait ; c'étaient vos yeux et votre voix ; c'étaient votre âge , vos transports d'amour.

GAULTIER

Et ce songe ?..

MARGUERIIE.

Laissez-moi me rappeler... A peine si je suis éveillée encore... mes i«lées sont toutes confuses... Ce songe eut une fin terrible, une douleur comme si on m'ciit déchiré la joue. GAri.TIEIi, voyant la cicatrice.

Ah ! en effet , madame , vous êtes blessée ! MARGUERITE, rappelant ses idées.

Oui, oui... je le sais; une épingle... un* épingle d'or... une épingle de ma coiffure qui a roulé dans mou lit etquim'adéchiree... (A(>«ri.) Oh ! je me rap[)elte...

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