SCENE II
LOUISE, seule, reparaissant son enfant dans le» bras.
Il dort... et ils ont enfin perdu ma trace... Les malheureux , pourquoi nie poursuivent-ils avec tant d'acharnement?.. Pour me faire vivre... Vivre!... Pourquoi, mon Dieu? Pour voir mon père mourir de ma honte, car il en mourra... Vivte! pourvoir un jour l'innocenlc créature née de ma faute partager la malédiction qui pèse sur sa mère ! Oh! non! La nuit est presque dose.. Voyons... Les bords du lac sont toujours gardés avec soin... mais je pourrai traverser la lande qui mène à Montéclain... C'est par là... (On entend un bruit lointain.) Du bruit!... quelqu'un encore!... (Elle entre précipitamment dans la closerie.)