SIRE RAOUL
Le seigneur de Savoisy a raision, et la tour lie INesIe pour son compte...
SAVOIST.
Oui, je suis passé à deux heures du matin au pied dn Louvre, et la tour de Nesle était brillante, les flambeaux couraient sur ses vitraux ; c'était une nuit de fête à la Tour. Je n'aime pas cette grande masse de pierre qui semble, la nuit, un mauvais génie veillant sur la ville, celte {jraiide masse iinniobile, jetant, par iniervalles, du feu de toutes ses ouvertures comme un soupirail de l'enfer, silencieuse sous le ciel noir, avec sa rivière bouillonnante à ses pierls. Si vous saviez ce que le peuj)le raconte...
G*rL7IER.
Messieurs, vous oubliez que o'(-st une hôtellerie royale.
SAVOIST.
l) ailleurs le roi arrive demain, et le roi, vous le savez, messieurs, n'aime pas les nouvelles qu'il nV pas faites lui-même. N'est-ce pas, monsieur de Maiiguy?
.■rtAHIONT , enlranl.
Que disier-vius d'abord, messieurs? que je puisse répondis à votre question.
SAVOIST.
Nous disioni que le peuple de Paris était un peuple bien heureux d'avoir le roi Louis X pour roi , et monsieur de Mai igny pour pi entier ininislre.
MARIliMV.
(£l il y a au luuiiis In moitié de ce bonhiïur dont iJ ne joui'ait pas long-leinps , s'il ne tenait (|u'à vous, monsieur de Savoiny.
un PACK, annoncani.
La leiiie, me«sei^iieurs.
LA TOUR DE NESLK