SCÈNE IV
CHARLOTTE, puis L'AUBERGISTE.
CHARLOTTE, les Suivant des yeux, à gauche. Pourvu que mon mari n'aille pas s'exposer... Oh! Georges ne le soulTrira pas.
(L'aubergiste du cleuxiùme acte, entrant ù droite.) l'aubergiste, à la grille.
M""® Georges Maurice, s'il vous plait ?
CHARLOTTE, se retournant vivement.
Vous demandez madame Maurice?
l'aubergiste.
Oui, madame, je voudrais lui parler, à ellemême.
charlotte.
Impossible, elle n'est pas ici.
l'aubergiste , regardant une lettre qu'il tient
à la main.
Diable !
CHARLOTTE, apercevant la lettre.
Cette lettre est donc bien pressée?... d'où vientelîe? (Regardant de plus près.) Tiens! il n'y a pas d'adresse.
l'aubergiste.
Non... c'esl tout bonnement une restitution que je viens faire. Madame m'avait adressé il y a long-temps celte lettre à mon auberge ; je devais la remettre de sa part... à quelqu'unquidemeurait chez moi... mais le jeune ho... (Se icpreiiaïu.) cette personne...
CHARLOTTE, à part.
Un jeune homme!
l'aubergiste.
Cette personne est partie pour je ne sais oii. J'espérais qu'en revenant en France elle passerait diez moi, mais il y a plus de cinq mois que Je l'attends... et ma foi, j'ai profité d'un petit voyage à Saint-Tropez pour rapporter cette lettre, que je ne pouvais pas garder éternellement... Puis, vous comprenez... il y aura un port d'autant meilleur, qu'ainsi que celte d.ime me l'avait recommandé