GERMANY, GEORGES
GEUMANY.
Mon fds , vous allez être affrnndii de l'iuitorité paternelle; vous allez disposer libremenl de votre fortune. Georges , rindépendancc où vous aspirez n'est pas pour vous sans péril; le jeu, dès votic enfance, fut la source de tous vos écarts... Mais vous m'avez juré que ce vice odieux était pour jamais extirpé de votre cœur. Georges , j'espère que vous ne m'avez pal trompé ?
GEOnCES.
Pourquoi ce doute?... Non , monsieur ; s'il faut de nouveaux serments, je vous jure...
GEnMASY.
Le ciel lit dans votre cœur, et c'est à lui que vous aurez à répondre du sort d'Amélie. Si pourtant vous m'aviez abusé; ou bien si, entraîné de nouveau par une passion d('trstMljlc, le nom de joueur devenait jamais le votre; tiompé par vos serments, le ciel me pardonnerait d'avoir immolé la plus aimable des femmes en l'associant à votre destiru';e: mais vous, mon Hls,vous seriez puni par tous les fléaux qu'attire ce vice infâme : le mépris, le déslioi*» neur, la misère , le crime... et mes yeux s'éteindraient dans la tombe avant d'être témoins de votre châtiment.
GEOnGES.
Mon père, est-ce dans un tel moment?...
GEnMA^Y.
Oui, mon fils, car cet instant va décider de votre sort...
GEOnCES.
On vient... de grâce...
CERMAMT.
Georges, rassurez votre ami, en embrassant
votre père.
( Dans ce montent, Wiinier et toute l.i société .irrivcnt |)»i le jiiriliu; en même temps Amélie et ses femmes viennent de leur iippartcmcnt. — Amélie est eiiljlicnicul [Mirée pour aller à l'uutcl. )