SCÈNE XIII
Les Mêmes, GEORGES, AMÉLIE, LOUISE,
WARNER, TOUS les PEnSOM«AGES DE LA NOCE.
AMÉLIE, se prifcipitant dans les bras de Dermont. Ah ! mon oncle ! mon ami ! mon père ! ah ! que je suis heureuse!...
( Dermont la serre dans ses bras. ) CEOnCES, à part.
Que vois-je?
WARSER , lie même.
C'est l'e'tranger!...
GEORGES, bas à Warner.
N'etait-il pas cette nuit?
WARNER
Oui... silence!
GEORGES
Et Rodolphe?
WARKER.
Je ne l'ai point invité.
Nous trahirait-on?
AMÉLIE, jetant les yeux sur Georges, Gcrmany et Dermont.
Mais vous détourner les regards... vous ne me parlez pas? Pourquoi cette tristesse? Georges, mon oncle est devant vous.
AEOROES.
En effet, ma mémoire me rappelle les traits
de monsieur. Je regrette infiniment qu'il soit
arrivé trop tard pour entendre le serment que
nous venons de prononcer.
germa:«y.
Peut-être en devez-vous remercier le ciel.
WARSER , à part.
11 a parlé!
GERMANT
Retirez-vous un moment, ma Mlle.
AMÉLIE
Moi?
DERMONT et RODOLPHE, à Geimany.
Qu'allez-vous faire?
GERMANT
Retirez-vous; il faut que je parle à mon fils.
AMÉLIE
Vous... mon père!...
Demeure, Amélie; je te défends de sortir. Tu n'as plus ici d'autre maître que moi. Il est inutile de s'entourer de mystères pour drrliier le voile dont on voudrait couvrir l'outiage qu'uu me prépare. Je vois d'ici d'où part ce làcliccoup. I/auteur... (il désigne Rodolphe.) en est devant moi. Oui, c'est vous qui me rendrez «ompte d'une infâme trahison.
RODOLPHE
Moi?
AMÉLIE
Cielt
SERMANT.
Téméraire !...
DERMOST.
N'insultez personne ici ; c'est moi seul...
GEORGES
\ ous ne l'eussiez pas osé. Vous étiez cette nuit avec moi, et vous deviez vous taire.