SCÈNE XII
G ARLES, ensuite LOUISE et DERMONT.
(Il fait nuit. — On entend la fin d'un concerto de harpe» et autres instruments , exécuté dans un salon voisin. — Pendant cette harmonie , l'étui de harpe «'ouvre tout doucement, le petit jockey Caries en sort , regarde dans la chambre et écoute. — La musique cesse. — En même temps, Louise ouvre avec précaution la porte du cabinet; aussitôt Caries, qui eit aux aguets , court se renfermer dans l'étui. Louise, qui est entrée avec un bougeoir, allume deux flambeaux qui se trouvent sur la toilette.)
LOUISE
Que peut-il être arrivé?... A minuit, la visite de M. Dermont !... Je ne sais pas si je fais bien , mais je ne peux l'introduire secrètement qu'ici... les salons sont pleins de monde. Valentin doit l'amener par l'escalier dérobé... Ecoutons... ( On frappe deux petit» coups. ) Le voilà.
( Elle ouvre avec précaution. — Valentin introduit M. Dermont , et se retire aussitôt. )
DERMORT.
Madame, faites dire à M. Georges de Germany qu'il faut que je lui parle à l'instant.
LOUISE
.\ M. Geor{»es!... quoi ! c'est h monwAir que vous voul*"» onrl»-'
^imMOKT.
Oui.
LOUISE
C'e»t impossible.
DERMONT
(!i mi ment ?
Il' JOURNÉE, SCÈNE Xil.
LOUISE
Hiilas! vous i{;iiorez que toutes les nuits il quitte l.T maison? et, comme à l'ordinaire, il est allé jouer.
DEr,MONT.
Jouer! le malheureux!... Mais ce bal?...
LOUISE
îMadnme en fait les honneurs , en s'efforçant de cacher ses larmes.
DEIIMONT.
Dans quel moment!,.. En ce cas, madame, courez appeler ma nièce.
LOUISE
Madame! vous m'effrayez, monsieur, qu'y a-t-il donc?
BERMOKT.
Le temps presse. Allez, allez promptement.
LOUISE
J'y vais.
( Elle sort. ) DERMONT.
Il est impossible de lui cacher le coup affreux qui va l'accabler... Pauvre Amélie!... et le misérable se livre encore à la rage du jeu, pendant qu'on lui prépare des fers , et peut-être l'écbafaud!
(Louise amène Amélie et se retire. )
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