SCÈNE III
BURIDAN, PHILIPPE DAULNAY, t;^E
Femme voilée.
LA FEMME VOILEE, entrant et tonchant de la mais l'épaule de Duridan.
Seigneur capitaine. .
BCRIDAN, »e retournant sani »e déranger. Qu'y a-t-il, ma gracieuse?
LA FEMME
Deux mots tout bas.
BLRIDAS.
Pourquoi pas tout haut?
LA FEM.ME
Parcequ'il n'y a que deux mots à dire, er qu'il y a quatre oreilles pour entendre. BDRinAS , se levant.
C'est bien... prenez rnon bras, mon inconnue, et dites-moi ces deux mots... (A Philippe.) Vous permettez?...
POILIPPE.
Faites!
LA FEM.ME
Une dame qui aime l'épée vous trouve bonne mine; êtes vous aussi brave que joli garçon? êlcs-vous aussi confiant que brave?
BURIDAN
J'ai fait vingt ans la gueiTC aux Italiens, les plus mauvais coquins ijue je connaisse ; j'ai fait vingt ans l'amour aux Italiennes, les plus rusées ribaudes que je sache... et je n'ai jamais refusé ni combat, ni rendez-vous, pourvu que l'homme eut droit de pot ter des éperons et une chaîne d'or... pourvu que la femme fût jcuD9 et jolie.
LA FEMME
Elle est jeune, elle est belle.
BUIlIUAN.
G'eàl bien.
LA FEMME
Et cUç vqiis Ht^eqd ce soir.