‹ Pièces de théâtreChapitre 427 sur 1093 · SCÈNE XÏII · texte numérisé non relu

SCÈNE XÏII

Les Mêmes, MORDAUNT , en coshime de Puritain.

Madeleine seule peut entendre ce que disent d'Artagnan et l'envoyé de Mazaria,

MORDAUNT. MonsieuF le chevalier d'Artagnau?

d'artagnan. C'est moi, monsieur.

MORDAUNT. Lieutenant aux mousquetaires de Sa Majesté, compagnie Tréville?

d'artagnan. C'est moi!

MORDAUNT. iN'attendiez-vous pas quelque chose, monsieur?

d'artagnan. Oui ; un message de Son Eminence, message qu'il devait m'envover par un homme de confiance.

MORDAUNT, lui remettant une lettre. Voici le message, monsieur, et c'est moi qui suis le messager.

d'artagnan, lisant. « Faites ce que vous » dira le porteur, et quant à la dépêche qu'il » doit vous remettre, ne l'ouvrez qu'en pleine » mer!... »

madeleine, à port. Tiens! en pleine mer... me voilà encore veuve, moi.

.MORDAUNT. Vous avez lu ?

d'artagnan. Oui!

.MORDAUNT. Vous êtes prêt à obéir aux ordres que Son Eminence vous transmet par ma voix ?

d'artagnan. Sans doute; ne suis-je pas à son service ?

MORDAUNT. Alors équipez-vous en guerre, et trouvez-vous seul avec les amis que vous avez promis à M. le cardinal de rattacher à son parti , jeudi prochain , à huit heures du soir, sur la digue de Boulogne.

MADELEINE, à part. S.;r la digue de Boulogne. . . il paraît que c'est en Angleterre qu'ils vont. . .

d'artagnan. Jeudi, dites-vous, monsieur?

nous sommes aujourd'hui samedi. . . c'est dans cinq jours... à merveille, j'y serai.

]\I0RDAUNT. A jeudi, huit heures du soir, à Boulogne, et songez que si vous n'étiez pas arrivé au jour et à l'heure dite, je n'ai pas le droit de vous attendre une minute de plus.

d'artagnan. Il est inutile de recommander l'exactitude à un soldat.

MORDAUNT. Adicu, mousieur.

d'artagnan. Au revoir...

Wordauut sort eu faisant un léger salut aux trois amis.

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