SCÈNE IV
MORDAUNT , sur le devant, ATHOS et AUAMIS, traversant sur une écluse, et » arrêtant au milieu.
ARAMis. Que dites-vous de ce bâtiment, Athos?...
ATiios. Qu'il est en partance aussi, mais que f e ne peut être le nôtre; cehii-ci est un brick, et le nôtre est unecorveiie; celui-ci est dans le port, cl le nôtre nous atlend en mer ; celui-ci se nonnue le Parlement, et le nôtre, à ce ([ue nous a dit de "NVinier, du moins , s'appelle l'I'jiaxr.
MORDAUNT. De >Vinler... Est-ce qu'ils n'ont pas prononcé le nom de de Winterî
ARAMIS. Chut!... il y a un homme là qui semble nous écouter.
A THOS. Il aura perdu son temps, car nous n'avons rien dit, ce me semble, qui ne puisse être entendu.
ARAMis. N'importe, parlons d'autre chose, d'autant plus, tenez, que cet homme s'approche de nous.
MORDAUNT, attendant Athos et Aramis à leur arrivée. Pardon, messieurs; je ne me trompe pas, je présume, j'ai eu l'honneur de vous voir à Paris, je crois.
ATHOS. Vous, monsieur? je ne me rappelle pas, pour mon compte, avoir eu cet honneur.
ARAMIS. Ni moi, monsieur.
MORDAUNT. Chez monsieur d'Artagnan, il y a quatre jours.
ATiios. Ah ! c'est vrai, monsieur, je me me rappelle parfaitement ; excusez, je vous prie, ce défaut de mémoire.
ARAMIS. Très-bien!
MOiiDAUNT. Pourricz-vous me dire si monsieur d'Artagnan est toujours à Paris?...
ATHOS. Nous l'avons quitté il y a trois jours à l'hôtel de la Chevrette.
MORDAUNT. Et il ne vous a point dit qu'il se préparait pour quelque voyage ?
ATHOS. Non, monsieur.
MORDAUNT. Excusez-moi donc, messieurs, pour vous avoir dérangé, et recevez mes remercîments sur votre complaisance.
Il salue et sort.
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