SA^O!SY
Vous n'êtes pas allé au-devant du roi, aire de Pierrefonds ?
PIERRKFOXD8.
Non , monseigneur ; si la reine y va , je l'accompagnerai ; et vous ?
«Qs
Savoist;
J'attendrai notre sire ici : il y a sur Ja route une si grande affluence de peuple, que l'on ne peut y passer... Je ne veux pas me confondre avec tous ces manants.
pierrefonds.
Et puis vous avez pensé que le véritable roi ne s'appelant pas Louis-le-Hutin , mais Marguerite de Bourgogne, mieux valait faire s.-t cour à Marguerite de Bourgogne qu'à Louisle-Hutin?
SAVOISY
Peut-être y a-t-il quelcjue chose comme cela (A sire Raoul, qui entre. ) Bonjour, baron; quelk nouvelle ?
RAOUL
Que voici le roi qui vient, messeigneurs.
SAVOISY
Et la reine ne paraî't-elle pas ?
RAOUL
La reine est allée au-devant de lui, elle ren^ tre à sa droite.
LE PEUPLE , en dehor».
Vive le roi ! vive le roi !
RAOUL
Tenez, entendez-vous les cris des njanantà?
SAVOISY
Nous avons fait une faute.
RAOUL
Mais peut-être vous étonnerais-je bien , si, je vous disais qui est à sa gauche.
SAVOISY
Pardieu! il serait plaisant que ce fût un autre que Gaultier Daulnay!
RAO'JL.
Gaultier Daulnay n'est pas même dans Is cortège.
SAVOIST.
Il n'est pas dans le cortège, i! n'est pas ici ; est-ce qu'il y aurait eu fête cette nuit à la tour de Nesie? est-ce tp'il y aurait encore un cadavre ou deux sur la rive de la Seine? Voyons, qui était à sa gauche?
RAOUL
Messeigneurs,à sa gauche était sur un cheval superbe cecapitr.ine italien que nous avons vu arrêté hier par Gaultier sous le balcon du Louvre et conduit au Grand-Châfelet.
SAVOISY
Cest impossible.
RAOUL
Vous allez le voir.
l'lt;RHEKOM>S.
Que dites-vous de cela, Savoisy t
SAVOISY
Je dis que nous vivons dans un tem-pis bien étranj-je... Hier >Lnr!gnY premier minist ••. aujourd'hui Marigny arrêté... Hier ce capif^iae arrêté... peut-être aujourd'hui ce capitaine se>ra-t-il premier ministre... On crojsaiî , ïT? rîrtrSI:
honneur, que Dipn jone aux dés avec Satan ce beau royaume de France.
LE PEUPLE, en dehors.
Noël ! Koël ! rivp le roi !
PIERnF.K05T>S.
Et voici !e peuple qui s'inquiète peu qui on arrête on qui on fait premier ministre, qui crie Noël à tue-téte sur le passage du roi.