SCÈNE V
DIOGÈ?iE, seul.
C'est là leur fin, à eux aussi !... Pas plus d'aide aux invalides de la paix qu'à ceux de la guerre ! Mauvais métiers I'mh et l'autre. Non, je ne serai pas plus ouvrier que soldat... Oui, mais il faut être quelque chose, il faut vivre, et ma bourse est légère... je n'en ai pas mèijie pour la journée, si jerenconlreencore d'autres concitoyens. ..Voyons, cherchons doncquelque chose de mieux!... Si, au lieu d'être un homme de péril et de peine, je me faisais un honune d'esprit cl de loisir; si je prenais un état moins casuel, qui ne compromit ni les bras ni les jamLcs, où l'on m- courût pas le risque de se casser le cou, où l'on fût au inuiiis sûr de sa vie... Si je me faisais poète, par exemple?... Poète?... Bah! il n'y a pas de sot métier. J'ai out ce qu'il faut pour celui-là, de la mémoire et le la verve, de la souplesse et de l'audace. AI- 3ns! duss6-je être méconnu, incompris d'abord omme tout grand génie doit l'être, commencer, omme Apollon, par garder les troupeaux d'Adnèle, je serai poète... je chanterai les héros et les 1 )ieux...non, jeles attaquerai, il y a plus à faire... )onc, Jupiter, Périclès, vous n'avez qu'à bien ous tenir dans vos palais, dans vos temples ; je îrai poète!