‹ Pièces de théâtreChapitre 509 sur 1093 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

ASPASIE, seule.

Soit, ils méritent une leçon tous les deux, le père et le fils. Je la leur donnerai en présence de tous, à la deuxième heure. Oh! pitié! j'aurais triomphé jadis de cette misérable victoire, et maintenant je ne veux que la sacrifier à celui que j'attends. Viendra-t-il, cédera-t-il comme les autres? Qui sait? Quand on a vaincu Clinias! Laïs a peut-être raison : il ne faut pas désespérer : je vivrai, je lutterai... Ahl que Lais est lente à rentrer!... Ce n'est plus d'ennui ni de honte, c'est d'impatience que je meurs à présent... J'entends marcher... c'est elle... Non, c'est Protée.

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ASPASIE , PROTÉE

PROTÉE

Les prétendans sont venus, et le vieux Clinias est resté... Il n'a plus voulu s'en aller, quand il a vu venir les autres, et il attend... plus jaloux et plus impatient que les jeunes.

ASPASIE

Déjà la deuxième heure, et point de réponse ! lui seul ne vient pas!... Dis-moi, Alcibiadc estil arrivé?

PBOTÉE.

Pas encore.

ASPASIE

Alors, que les autres attendent, Clinias à pari, pnlends-tu? (l'rotéc sort.) J'ai là mon projet tout prèl ; je couperai court aux espérances de tons, en frappant sur le plus hardi.

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