‹ Pièces de théâtreChapitre 527 sur 1093 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DIOGÈNE, seul, puis ALCIBIADE.

DIOGÈNE, la suivant des yeux.

Aspasie, un mot, un aveu, on regret, et je le pardonne!... Elle me quitte!... J'avais fait d'elle, moi, pauvre homme sans famille, sans pays, sans croyance, une épouse, une patrie, une divinité... Je lui offrais tous les amours, tous les parfums de mon cœur comme un encens digne d'elle I...Quel rêve!... Que croire maintenant?

ALCIBIADE

La vérité.

Que dis-tu?

DIOGENE

ALCIBIADE

Entre nous, c'est l'histoire des larrons d'Ésope.

DIOGÈNE

Comment?

ALCIBIADE

Pendant que nous nous disputions tous deux la belle, un troisième l'enlevait.

DIOGÈNE

Non, non, c'est impossible... quelque ruse infâme... je ne te crois pas!

Tu la croiras peut-être mieux! Lis!

(Il lui montre la lettre d' Aspasie.) DIOGÈNE.

Ahl

ALCIBIADE

Heureui Hyperboles! Allons, il faut en prendre son parti.

DIOGENE

0 mon cœur, ma tête ! mes tempes éclateol. poitrine se brise ! il y a quelque chose qui ! rachc et se déchire là-dedans. C'est la 6n... "S une larme dans mes yeux, la première que versée, la dernière ! Oh : il faudrait toutes les mes d'Heraclite, ou plutôt le fou rire de Dé crite devant tant d'horreur! (Il rit.) Ah! ah! ma raison s'égare, je tombe au fond de l'abî: Va donc pour la honte et le crime! A moi, lence et vengeance ! à moi tous les excès, tou ditux d'Athènes... et Bacchus et Vénus, e faunes et les nymphes, toute la bande effrénée plaisirs! Fi de la douleur, delà jalousie de h délité, du serment ! Vivent l'or et la puissai vivent le vin et l'orgie! vivent les femmes vous aiment et qu'on n'aime pas! vive toi qui étourdit, qui console et qui venge, tou qui fait oublier ! vive tout ce qui fait vivre ; la mort dans le cœur !

ALCIBIADE, effrayé.

Mais c'est la folie d'Eros !

DIOGÈNE

Non, non, c'est là toute la raison, la sagess vérité. La folie est de croire à quelqu'un, à q que chose, à la foi, à l'amour, à l'homme, femme, à tout ce qui trompe. „ Rien n'est 1 rien n'est vrai dans ce monde, pas même mour! L'amour, haillon, mensonge, néant con le reste! Le seul lien qui me rattachait au I est à jamais rompus ! Je n'aime plus rien, ji crois plus à rien... 0 ma-derniére illusion, li fausse comme les autres, flamme folle du ce éleins-toi à Ion tour, sous le souille de la Irah cleins-toi dans ledoute, le mal et la nuit ! Et n rent,meurentavectoi toutevcrlu, toute pitié, ti humanité! Athéniens, Athéniens, jesuisdign vous maintenant! je suis enfin, grâce à elle et méchant, bon pour vous gouverner! Je des vôtres ! Attendez-moi, j'accepte toutes conditions ; je suis votre homme; je suis, je v être archonte d'Athènes !... Je veux me pei pour la punir... Elle ne trompera plus person

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