‹ Pièces de théâtreChapitre 566 sur 1093 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE COMMANDEUR, puis LA COMTESSE.

LE COMMANDEUR

îh bien ! à la bonne heure, voilà ce qui s'aptlc parler raison, au moins.

LA COMTESSE

V.h! mon cher oncle! c'est vous, on m'avait prélue que vous étiez rentré, et j'attendais avec Q de l'impatience que vous fussiez seul.

LE COMMANDEUR

î!t pourquoi cola que je fusse seul?

Parce que je ne voulais pas venir ici tant que :omte y serait.

LE COMMANDEUR

iinsi il n'y a pas entre vous le moindre raptchement?

LA COMTESSE

Tout au contraire, mon oncle; je ne comprends liment plus le comte. Ah! je suis bien malheuise, allez.

LE COMMANDEUR

rranquilHse-toi, mon enfaul, tout cela aura un

LA COMTESSE

Ah! mon oncle, quel terme voulez-vous que cela ait?

LE COMMANDEUR

Quel terme? votre liberté à tous deux, j'espère bien.

LA COMTESSE

Notre liberté!... mais il est donc vrai que vous avez l'intention de nous séparer?

LE COMMANDEUR

Dam ! puisque je ne peux pas vous réunir, il faut bien prendre un parti.

LA COMTESSE

0 mon Dieu ! mais c'est une résolution bien terrible, savez-vous, que celle-là!

Oui, si vous étiez restés des années ensemble, je comprends. Oui , si l'un de vous aimait l'autre, je comprends encore. Mais il n'en est point ainsi ; vous vous connaissez à peine, vous ne vous aimez pas, et il y a plus, chacun de vous en aime un autre.

LA COMTESSE

G mon oncle!

LE COMMANDEUR

Enfin cela est-il, ou cela n'est-il pas ? As-tu avoué au comte que tu aimais le chevalier, et le comte l'a-t-il avoué qu'il aimait la marquise?... Eh bien ! vous serez libre chacun de votre côté ; vous serez heureux selon votre cœur. Si Candale aime toujours la marquise, elle est veuve, il pourra l'épouser. Si tu aimes toujours le chevalier... il est garçon , rien ne t'empêchera de devenir sa femme.

LA COMTESSE

Moi la femme du chevalier, mon oncle! oh! jamais! jamais!

LE COMMANDEUR

Comment, jamais !

MARTON, entrant par la porte du fond.

Monsieur le commandeur, c'est votre procureur qui vous attend pour une affaire des plus pressées, à ce qu'il dit.

LE COMMANDEUR

Très-bien, j'y vais. Au revoir, ma nièce.

Votre procureur, mon oncle 1

LE COMMANDEUR

Eh bien, oui, mon procureur. Et où est-il î

MARTON

On l'a fait entrer dans l'appartement de monsieur le commandeur.

LE COMMANDEUR

Au revoir, mon enfant; pense à ce que je t'ai dit; vois.

LA COMTESSE

Oui, mon oncle.

Le Commandeur sort.

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