SCENE VII
CALIGIT^A. couche, CLAUDIUS, .loulevant la tapissprie, puis AQUILA et JUNIA.
CLAUDIUS
Que va-l-il »e passer, et quelle fête infâme Aux démons de la nuit prépare cette femme? Elle 0, je crois, tout bas, ii;irlé, dans sa fureur,
D'assassins menaçant es jours de l'Empereur! En le frappant quel est leur but, leur espérance? Est-ce un autre esclavage, est-ce la délivrance? Ohl si je pouvais fuir avant que leur regard Ne parvînt jusqu'à moi... Malheur! il est trop tard! De l'alcôve sans bruit le rideau se soulève. Ne suis-je point en proie à quelque horrible rêve 1... Aquila et Junia paraissent pendant ces derniers vers, l'un à la tête, l'autre au pied du lit
Non... non... tout est réel!
AQUILA, reposant sur son piédestal lalamp» qu'ila
prise pour regarder César.
C'est lui.
Etendant la main vers Junia , qui fait un mouvement pour
frapper
Femme, attends-moi
Il lui passe la corde autour du cou. Junia lui appuie le poignard sur le cœur.
JUNIA
Réveille-toi, César!
AQUILA
César, réveille-toi.
CALIGULA, se dressant tout debout.
Qui m'appelle î
JUNIA
Moi.
AQUILA
Moi.
D'où vous vient cette audac
D'entrer ici ?
AQl'ILA.
César, regarde-nous en face
JUMA
Moi, je suis Junia.
AQUILA
Moi, je suis Aquila, Moi, le fiancé...
JUNIA
Moi, la mère de Stella.
CALIGULA
Que voulez-vous tous deux à de semblables heure
AQUILA
Ne t'en doutes-tu pas? nous voulons que tu meurt
CALIGULA
A moi!
AQUILA
Comme ncx cceurs, César, les murs sontsoun CAI.ICULA, saisissant le bras de Junia.
Tu te trompes, on vient... Au secours, au secou
JUNIA, essniiuni de di'ijager son bras.
Malheur I
Non, Jupiter ne veut pas que je men lit viennent.
AQUILA
De la mort iU avanceront l'heure, Voilà tout.
CALIGULA
Au secours!
JUNIA
Tes cris sont superUna*
CALIGULA
CALIGULA
Je suis votre Empereur.
AQUiLA, l'étranglant.
Tu m'^ns, tu ne l'es plus.
Caligula tombe et entraîne Aquila, qui lui met le genou sur la poitrine.
CALIGULA, expirant.
Aht
AQDILA.
Qui que vous soyez, maintenant je vous brave.
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Lbs Mêmes, CHEREA, ANNIUS, SABINUS, l'épte
à la main.
AQUILA
Cherea, le tribun !
CHEREA.
Aquila, mon esclave I
ANNIUS
L'Empereur !
SABlNUS.
L'Empereur!
AQUILA
Vous cherchez...
CHEREA.
Oui, César.
tQuiLA, lui montrant le cadavre sur lequel il a le
pied.
le viens de le tuer, vous arrivez trop tard!
SABINUS
rtort! et ce n'est pas nous!
CHEREA.
Amis, pensons à Rome.
Mre but est atteint. Honneur à toi, jeune homme, îonneurà qui nous rend la vieille liberté!
AQUILA, s'éloignant. )e Rome ni de vous je n'ai rien mérité, jaissez-moi.
CHEREA.
Mes amis, avant que le jour brille, »oyoDs maîtres de tout.
JUNIA
0 ma fille! ma fille I
CHEREA.
iToi, cours au Capitole, et toi, cours au sénat; fttoi, je répands le bruit de cet assassinat. Dans un but arrêté que chacun de nous sorte.
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