‹ Pièces de théâtreChapitre 640 sur 1093 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

CALIGIT^A. couche, CLAUDIUS, .loulevant la tapissprie, puis AQUILA et JUNIA.

CLAUDIUS

Que va-l-il »e passer, et quelle fête infâme Aux démons de la nuit prépare cette femme? Elle 0, je crois, tout bas, ii;irlé, dans sa fureur,

D'assassins menaçant es jours de l'Empereur! En le frappant quel est leur but, leur espérance? Est-ce un autre esclavage, est-ce la délivrance? Ohl si je pouvais fuir avant que leur regard Ne parvînt jusqu'à moi... Malheur! il est trop tard! De l'alcôve sans bruit le rideau se soulève. Ne suis-je point en proie à quelque horrible rêve 1... Aquila et Junia paraissent pendant ces derniers vers, l'un à la tête, l'autre au pied du lit

Non... non... tout est réel!

AQUILA, reposant sur son piédestal lalamp» qu'ila

prise pour regarder César.

C'est lui.

Etendant la main vers Junia , qui fait un mouvement pour

frapper

Femme, attends-moi

Il lui passe la corde autour du cou. Junia lui appuie le poignard sur le cœur.

JUNIA

Réveille-toi, César!

AQUILA

César, réveille-toi.

CALIGULA, se dressant tout debout.

Qui m'appelle î

JUNIA

Moi.

AQUILA

Moi.

D'où vous vient cette audac

D'entrer ici ?

AQl'ILA.

César, regarde-nous en face

JUMA

Moi, je suis Junia.

AQUILA

Moi, je suis Aquila, Moi, le fiancé...

JUNIA

Moi, la mère de Stella.

CALIGULA

Que voulez-vous tous deux à de semblables heure

AQUILA

Ne t'en doutes-tu pas? nous voulons que tu meurt

CALIGULA

A moi!

AQUILA

Comme ncx cceurs, César, les murs sontsoun CAI.ICULA, saisissant le bras de Junia.

Tu te trompes, on vient... Au secours, au secou

JUNIA, essniiuni de di'ijager son bras.

Malheur I

Non, Jupiter ne veut pas que je men lit viennent.

AQUILA

De la mort iU avanceront l'heure, Voilà tout.

CALIGULA

Au secours!

JUNIA

Tes cris sont superUna*

CALIGULA

CALIGULA

Je suis votre Empereur.

AQUiLA, l'étranglant.

Tu m'^ns, tu ne l'es plus.

Caligula tombe et entraîne Aquila, qui lui met le genou sur la poitrine.

CALIGULA, expirant.

Aht

AQDILA.

Qui que vous soyez, maintenant je vous brave.

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Lbs Mêmes, CHEREA, ANNIUS, SABINUS, l'épte

à la main.

AQUILA

Cherea, le tribun !

CHEREA.

Aquila, mon esclave I

ANNIUS

L'Empereur !

SABlNUS.

L'Empereur!

AQUILA

Vous cherchez...

CHEREA.

Oui, César.

tQuiLA, lui montrant le cadavre sur lequel il a le

pied.

le viens de le tuer, vous arrivez trop tard!

SABINUS

rtort! et ce n'est pas nous!

CHEREA.

Amis, pensons à Rome.

Mre but est atteint. Honneur à toi, jeune homme, îonneurà qui nous rend la vieille liberté!

AQUILA, s'éloignant. )e Rome ni de vous je n'ai rien mérité, jaissez-moi.

CHEREA.

Mes amis, avant que le jour brille, »oyoDs maîtres de tout.

JUNIA

0 ma fille! ma fille I

CHEREA.

iToi, cours au Capitole, et toi, cours au sénat; fttoi, je répands le bruit de cet assassinat. Dans un but arrêté que chacun de nous sorte.

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