‹ Pièces de théâtreChapitre 714 sur 1093 · ACTE 11, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE III

OI.IVIEIt.

Non, pas moi... mon duel no devait avoir Il que ce malin. . un autre adversaiio m'a évenu !

iiKCToii, vivement.

Ah! mon ami, quel bonheur pour toi!... on Hend, depuis hier au soir, qu'à la veille •ntrer en campagne , les terribles ordonaces contre le duel vont s'exécuter de noum... Tu ne connais pas ça, loi... tu n'étais i encore des nôtres à l'époque où ce maljreux Syllery fut mis à mort par ordre du cdinal! .. Quiconque sera convaincu de s'èbattu en rencontre privée... jugé, connné... exécuté prévotalement, à l'instant me!

OLIVIEK.

'ar bonheur! on ignore encore l'adversaire Guébriac...

HECTOK.

)n le connaîtra , mon ami!... le Cardinal a it yeux et cent oreilles... mais ta ronde a isé sur le lieu du combat?...

OLIVIER

■la ronde était rentrée depuis une heure... confidence.) Mais, dis-moi , je voudrais consulter sur une chose étrange qui vient m'arriver à l'instant !

»uoi donc ?

HECTOU.

OI.IVIEK.

igure-toi que tout-à-l'heure , j'étais de ser- ; à la porte de la galerie du palais., la jse venait de finir... la Heine sortait de la pelle pour regagner ses appartements, .qu'une de ses demoiselles d'honneur, en sant près de moi, m'a lancé un coup d'œil )lein d'indignation et de courroux, que j'en ; encore tout saisi en te le racontant.

HECTOU, riant.

»h ! ce pauvre Olivier !

OLIVIER

uis, je l'entendis murmurer vivement à eille de sa compagne les mots d'injure, atrage, de confiance trahie !

HECTOR , à part.

)uel soupçon ! {Haut.) Et quelle est la nodame dont le regard t'a terrifié à ce point?

OUVIER.

,a nièce du cardinal.

HECTOR, à part.

dademoiselie de Solange !

OLIVIER

Pe voilà aussi surpris que moi , n'est-ce ,?

HLC loii , avec une émotion comiqtie.

Vins surpris, mon ami , mille fois plus que je ne puis te le dire .. mais es-tu bien suri'...

OLIVIEli.

Très sur... eh! pouvai.s-je m'y tromper.'

HECTOR, à part.

Ainsi , cet amant aimé dont j'ignorais le nom, ce serait lui... voilà de la fatalité... après tout, il ne l'aime pas I

OLIVIER

J'ai beau réiléchir... je ne puis deviner d'où venait ce grand courroux !

HECTOR, se remettant

Ce n'est rien, mon ami... un caprice de jolie femme, sans doute... ou quelque propos de cour que l'on t'aura attribué sur son compte.

OLIVIER

Un propos sur elle... sur mademoiselle de

Solange]...

HECTOR

Tu as raison... ce serait indigne d'un officier... d'un chevalier français... Et elle surtout, charmante, gracieuse, et si, comme on le dit, son mariage avec le prince de Lorraine n'a pas lieu... quel parti magnifique !...

OLIVIER

Sans doute... mais pour l'obtenir .. il faudrait un rang (ilevé... une position brillante!

Je le crois bruit ?...

HECTOR

bien!... Mais d'où vient ce

Les mêmes, le capitaine KOI-AND, précédé de KOHAN, NAllBONNE, GONTAUD, CRK- QUI, d'autres officiers, de quelques pages et des trompettes de la compagnie des Mousquetaires.

CHŒUR, montrant Olivier.

Quel honneur pour la compagnie!

Un mousquetaire grand seigneur !

Avec transport, et sans envie, Chacun prend part à son bonheur.

OLIVIER

Expliquez-vous!

HECTOR

Que signifie?

TOUS, à Olivier.

Honneur! honneur <j, A Monseigneur 1

LKS MOUSQUETAIRES DE LA REINE

OLIVIER

Quelle est celte plaisanterie?

TOLS.

Iliiiinour! lioiineiir A sa grandeur!

r.oLANn, enlranl.

Parla, niordicu ! que l'on s'efTace!

Et sans hésiter, s'il vous ]ilail, Que chacun ici fasse place Au seigneur duc de Montbarct!

OLIVIEU.

Qu'entcnds-je? ô ciel!

ROLAND, gaîment à Olivier.

AIR

Ah ! quel plaisir ! ah ! quel bonheur ! Vous voilà duc et grand seigneur!

Je suis votre humble serviteur!

Ah! pour moi quelle ivresse!

Je puis l'evoir cncor

Refleurir ta noblesse

Sur une tige d'or!

Devant son excellence,

Comme moi, chapeau bas!

Au rang, \x la naissance

On doit céder le pas !

TOUS, se découvrant, d Olivier.

Devant son excellence.

Allons, tous, chapeau bas!

Au rang, à la naissance On doit céder le pas !

OLiviEit, à lioland.

Un mot, de grâce !

itOLANn , V interrompant.

Il faut des valets et des pages Pour monter ta noble maison, Un hôtel et des équipages Ornés de ton riche blason ■' Pas une belle et noble dame Qui ne veuille ii présent de toi.

Et tu [JCUx choisir une fenime Dans le jjalais même du roi ;

noLAND et le ohœuu.

Par la, raordieu! que l'on s'efface.

Et sans hésiter, s'il vous plaît, Que chacun ici fasse place Au seigneur duc do Montbarct!

OLIVIER, avec transport.

T)|ir (le Montbarct!... moi, pniivro radot, do faniillf... mais c'est un icvo, une illusion !

nOLAND.

Duc de Moniharct, le dis-je!... fa bonne miVe vicnl de mf. réerire, en me |)rianl de le pre|)arer ;> ion bonheur sidtil... Ion oncle, <^J

<?>excellent oncle! ayant éprouvé une attaque goutte... excellente goutte!... et craignant u nM'liutc... vient de faire passer sur ta tète s tilrc de duc et son immense fortune !...

OMVIEU.

Ah! mon bon capitaine .. ah! mes amis j'ai peine à contenir mon bonheur!

ROLAND

Et ce bonheur-là. tous ces messieurs ( voulu venir t"on féliciter avec moi !

OLIVIER, leur donnant la main Merci, mes camarades... merci!

ROLAND

JMessieurs... cette nuit, après le bal masc lie la cour, je propose tm souper magnifu, pour toute la compagnie... et nous porten la santé du nouveau duc de .Montbarct !

TOUS

Adopté !

GONTAUD

Nous boirons à sa grandeur!

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