ACTE II, SCÈNE VIL
ENSEMBLE
HECTOlt.
Vive la finesse !
Honneur à l'adresse!
Par elle sans cesse On est triomphant!
En amour, en tjiierro, Un cœur lénicraire, D'un destin contraire.
Fait un sort cliarmanl- ATHKNAÏS.
Conire sa tristesse.
Non point de faililesse, De sa hardiesse Quoique repentant , Son cœur téméraire Fût trop sfir déplaire, Qu'ici ma colère Soit son chùtiment!
OLl VIEIL
Amour et tendresse, Espoir plein d'ivresse.
De ce cœur qu'on blesse.
Fuyez promjjtement !
Destin éphémère Et douleur amère.
Voila sur la terre Mon sort maintenant !
BEIITHE.
Sa sombre tristesse Sa vive tendresse.
Tout , je le confesse , Me touche vraiment!
En amour, en fruerre.
Un cœur téméraire, Quand lisait nousidairc, Doit être charmant !
HECTOR
(à Olivier.) (à Alhéndis.)
Je vais tout arranger... Daignez lui faire grâce! Un ange comme vous doit se laisser fléchir;
Est-il un crime que n'efface
Un profond et vrai repentir?
Ah ! daignez pardonner au trouble de son âme, Il voudrait à vos pieds vous dépeindre sa flamme. . Vous le voyez... son cœur prend son élan,
C'est la foudre... c'est un volcan !
OLIVIER , n Hector.
Tu me perds !
HECTOR, continuant.
Ali ! plaigne/ son délire...
OLIVIER
Grand Dieu !
HECTOR
Dans ses regards vous pouvez lire
Un amour» qu'en secret tl efxprhnerait mieux Seul avec vous...
nEr.TiiK.
Mon Dieu! comme on s'abuse!
Avec cet air timide...
Que dis-tu donc?
HECTOR
Ab!..
OLIVIER
HLCTOR.
c't'îriit une ruse!
Si lu voyais tes yeux , Ils sont, mon cher, des plus audacieux!
ATHÉN.ÙS.
Messieurs de grâce,
Eiiargncz moi de semblables discours ,
Il est des torts que rien n'efface
Et dont on se souvient toujours!
OLIVIER
Qu'ai-je entendu!
HECTOR
C'est un arrêt sévère, (Aux jrunes filles.) Permettez-moi de vous oft'rir mon bras! Tu le vois, j'ai fait tout pour arranger l'affaire Mais, hélas! on ne l'aime jias?
REPRISE DE l'ensemble.
HECrOK.
Vive la finesse , etc.
ATHi'NAÏS.
Contre sa tristesse, etc.
OLIVIER
Amour et tendresse, clc.
BEISTHE.
Sa sombre tristesse, etc.
[Hector, sur la ritournelle présente la main aux deux jeunes filles et sort avec elles, tandis qu' Olixier rtste stupcjait en les voyant s'éloiyner.)