ACTE SECOND
Le théâtre représente un salon ; .'i droite et à gauche des spectateurs sont des cabinets.
SCEiNE I.
D'HÉRIGNY , M, et M""' LAMDERT, en grand
costume de bal.
MADAME LAMDERT, riant.
Ah ! ah ! ah ! Coinment ! ces braves gens ont pu être abusés à ce point?
M. LA.MBERT , à voix basse.
Chut! ne pariez pas si haut; si nos victimes étaient ici...
d'hÉrigny.
Je viens d'interroger mes gens; Monbray n'est pas encore rentré.
MADAME LAMBERT, riant.
Je me fais une idée délicieuse de les voir... Quand mon mari m'a raconté votre aventure, j'allais entrer en scène, et j'ai eu toutes les peines du monde à ne pas rire... Mais je voudrais qu'ils vinssent liien vite ; je sens que j'ai besoin de quelques heures de repos.
d'hÉrigny.
Je le crois : vous avez beaucoup dansé chez mon oncle.
MADAME LAMBERT
Le bal était charmant. Comment trouvezvous que j'ai joué mon Angélique de la Fausse Agnès ?
D BERIGNT.
Comme un ange... Votre Desmazures n'était pas mauvais.
MADAME LAMBERT
C'est le petit Précourt... Vous le connaissez.
M. LAMBERT
Qui a déposé son bilan jeudi dernier.
d'hérigmy.
Comment! il a encore manqué? mais c'est une indignité.
M. LAMBERT
Bah ! dans le carnaval tout est permis. d'hériosy.
J'aperçois de la lumière dan s la cour de l'hôtel. (Il regarde par la croisée. ) Ah! nos originaux sont arrivés; les voyez-vous? Comment! deux dames sont aussi de la partie?
MADAME LAMBERT, riant aux éclats.
Ah! ah! ah! ils sont bien tels que mon imagination me les représentait... Ah! le monsieur est charmant; il a l'air endormi.
M. LAMBERT
Voilà Monbray qui leur dit adieu; il vient vers nous.
MADAME LAMBERT
C'est l)ien là la tournure dogensfjui habitent
près It: Ja.'.!iii-<lit» I'lu>.l<^ii.
LE VOYAGE A DIEPPE