‹ Pièces de théâtreChapitre 864 sur 1093 · ACTE III. SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III. SCÈNE VI

in domestique à raniirhambre ! ils n'ont pas ant de peine que moi à jijngner leur argent.

DU»U)NTEI., l'apercevant.

Eh mais! c'est la doine.stique <le d'Herbelin !... ■!li ! quediable viens-tu f'iiiie ici, mon enfant')*...

FÉLICITÉ, vivement.

Ali ! monsieur , je vous trouve à propos ! 'ous me voyez dans une inquiétude! Je viens avoir des nouvelles de mes pauvres maîtres.

nUMONTEL.

Parbleu! ils sont ici, tort bien portants, je en léponds, et très joyeux de partir pour Dieppe laiis quelques minutes.

FÉLICITÉ

Pour Dieppe? (A pan. ) Kst-ce qu'il donnerait ussi dans le piège, ou serait-il du complot ?

ni'MOSTEL.

Ah çà ! mais que craijjnais - tu donc qu'il ne 3ur lût arrive depuis ce matin qu'ils sont sortis ie chez eux?

FÉLICITÉ

Depuis ce matin ?dites-3onc depuis hier soir.

UUMONTEL.

Comment? ce n'est pas seulement ce matin ?

FÉLICITÉ

Mais non, monsieur.

DUMOSTEL.

Je n'y comprends rien... Ce^îendant M, de iaint-Valery lui-même vient de me dire tout-ahcure...

FÉLICITÉ

Ah ! c'est qu'il yen a encore un autre.

DUMONTEL

Comment! deux Saint-Valery?

FÉLICITÉ

Je vais tout vous raconter ; mais proraetteznoi bien de garder le secret que je vais vous •onfier.

DCMOiSTEL.

Oui... oui, je te le promets.

FÉLICITÉ

Vous saurez d'abord que je suis très sage , ce lui ne m'empêche pas d'avoir un amoureux ; nais, comme c'est pour le mariage qu'il me fréquente , il n'y a pas tant de mal.

DUMO^TEL, avec, impatience.

Après... après...

FÉLICITÉ

Je savais que je serais seule à la maison ; je lui avais donné rendez-vous pour le lendemain à déjeuner; il y est venu, parceque Flamand , mon prétendu, est un gros (;arçon, bien joufflu, bien rougeaud, qui m'aime beaucoup, et qui est toujours très exact aux rendez -vous que je lui donne , sur- tout quand c'est pour déjeuner.

Dl'MONTEL, plus impatient.

Au fait!

FÉLicrrÉ.

Eh bien ! monsieur, après avoir bu trois fois I ma santé, il m'a dit qu'il venait de rencontrer

un certain Dupré, son ami, et doiiiestiqne de M. D'Hériyny.

DIIMONTEI .

Justement nous sommes chez M. d'Hérignv.

FÉLICITÉ

Et que ce Dupré lui avait appris que son maître , en sortant de table avec un des ses amis, avait surpris votre conversation , et avait fait voyager M. et madame d'Herbelin toute la nuit.

IiUMONTEL, très vivement.

Je devine le reste... Ciel ! j'entends du bruit; tâchons d'éviter un éclat : dis-moi , ma petite ; personne ne t'a vue entrer ici ?

FÉLICITÉ

Non , monsieur.

UL'MONTEL

Cache-toi vite dans ce cabinet ; si par hasard tes maîtres t'y rencontraient , aie bien soin de leur dire que lu es à Dieppe...

FÉLICITÉ, l'interrompant.

Comment! monsieur, vous voulez?...

m,"!MOî<TEL.

Que tu y es venue avec moi ; que depuis longtemps tu desirais faire ce vfjyage ; que tu n'as pas osé en faire la demande à tes maîtres , et que c'est pour cela que je t'ai emmenée à leur insu .. Il y va de l'intérêt de tous... Vite, vite, relire-toi.

FÉLICITÉ , s'en allant.

Allons, me voilà à Dieppe à présent !

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