SCÈNE XVII
Les Mêmes; DUMONTEL, M""> D'HERBELIN, ISAURE, D'HÉHIGNY, MONBRAY.
DUMONTEL
Tu es encore à Paris , mon cher. d'Herbelin ; mais bientôt tu seras à Dieppe... je t'en donne ma parole.
d'herbelin.
Je suis à Paris ! ( Se retournant vers les jeunes gens. ) Eh (|uoi! messieurs, vous auriez osé vous permettre...
dumontel.
C'est moi qui ai tout dirigé ; ces messieurs n'ont fait qu'agir d'après mes conseils. félicité, à part.
Quand je disais qu'il était du complot!
d'heriseun.
Comment! c'est Dumontel? toi , mon meilleur ami !...
DUMONTEL
C'est justement à ce titre que j'ai osé me permettre cette plaisanterie ; c'est une revanche que j'ai prise... Elle est un peu plus forte, j'en conviens , que tous les tours que tu m'as joués autrefois.
d'herbelin.
J'aime la gaîté tout autant qu'un autre; mais, morbleu ! ceci passe tous les privilèges que l'on accorde à l'amitié.
madame d'herbelin.
Allons, mon ami, ne vous fâchez pas; nous qui pourrions nous trouver plus offensées que vous, eh bien! nous y mettons de l'indulgence... Faites comme nous, et je suis sûre que vous en rirez vons-même par la suite.
DUMONTEL, avec intention.
Oh ' je concevrais ta susceptibilité, si d'autres i/uc moi, n'avant pas auprès de toi les mêmes
LK V()VA(;K a niKi'PK.
titres, se fussent jicrinis la méinc liberté... re> messieurs, par exemple; tii nur.iis alors le droit de leur dire : « Messieurs, l'etourderie naturelle à «votre âge, l'époque consacrée à la tolie ne « suflisaient pas pour vous autoriser à commettre « une action aussi répréhensilile. Vous immiscer "dans des projets de famille, qiu'lqne futiles, « quelque ridicule-! même qu'ils vous panissent ; « vous jouer de la cre'dniite' d'tin homme esti- « mable (|ue son â{je seul recommandait à votre « respect ; envelopper enfin dans votre mystifica- « tion un sexe qui ne devait .s'attendre qu'à vos « hommages; n'est-ce pas, je vous le demande, M messieurs, blesser à la fois tontes les conve- « nances?... »
d'herbelix.
Ah! je devine à présent...
DCMOSTEL.
Mais heureusement il n'en est pas ainsi ; je te lere'pète, c'est moi qui ai tout conduit, et je m'en applaudis, puisque, gràceaufourquejet'ai joué, j'ai appris que M. d'Hérigny aimait éper- (iument ta fdie, à laquelle il n'est pas non plus indifférent. Ainsi je réunis deux êtres dont je fais le bonheur, et qui sans cela , peut - être, ne se seraient jamais revus... ïu consens à tout; monsieur devient ton gendre ; et , par ce moyen , ma petite mystification ne sort pas de la famille.
MONBIUV.
lu nous partons pour Dieppe.
d'hérignv.
M. Dumon tel est l'interprète de mes senti ment:;; de grâce, monsieur, ne détruisez pas un bonheur dont ces dames ont bien voulu me donner l'espérance.
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Ail ! ces dames vous ont promis... Kii bipi, mon Fsaure: "Hcgardern'est pasainier...» (A pati Au fait, grâce à Dumontel , mon amour-propr est ménagé, et je crois que'je ferai bien de n pas me fâcher.