‹ Pièces de théâtreChapitre 897 sur 1093 · CL.^HA, gracieusement · texte numérisé non relu

CL.^HA, gracieusement

C'est que j'aurais voulu vous voir, pour vous dire... pour vous dire que ra va mieux... DfRiVEiC, avec incrédulité et douceur.

Rien vrai?... Ça va... un peu mieux?...

CLARA, de même.

Reaucoup mieux !

DURIVEAU.

Ah! c'est bien de me dire ça... J'en avais grand besoin, va... car je viens te demander un sacrifice...

CLiRA, vivement et avec élan.

Tout ce que vous voudrez, mon ami !

DCRIVEAC.

Oh ! que tu es bonne !... Il s'agit de ces diamans, de ces quarante mill-j francs, tu sais?... Cr.ARA, vivement.

Vous eu avez besoin?...

DURIVEAU.

Oui... pour eu compléter deux cent mille. (Mouvement de Clara.) C'est un ami dont les affaires sont embarrassées...

CLARA, devinant. Ln ami !...

(Elle doit regarder son mari jusqu'^ la On de la scène, i DURIVEAU.

Oh ! une personne que tu ne connais pas... un brave et honnête homme, que j'aime, que j'estime... et... il faut que je le sauve, il le fdut!..

CLARA, tri-s éjuue.

Oh! que c'est bien à vous, monsieur !... q c'est bien!...

DURIVEAU.

Mais non, c'est tout simple, il en aurait f autant pour moi... c'est presque un frère... (A' émotion.) Je regardais ses enfans... comme miens... et si tu connaissais cette famille... n'hésiterais pas...

CLARA

Mais je u'Léiite pas, monsieur !... Et si je re muette... c'est que... l'élonnement... l'admi lion... (Avec explosion.) Mais j'étais donc avcug mon Dieu L.. (Elle sanglote.

DURIVEAU , vivement.

Tu pleures!... Est-ce que ça va plus mal?.

CLARA, irts agitée.

Plus mal!... Non, au contraire, et je croise je suis tout à fait guérie ;...

DURIVEAU, stupéfait.

Guérie!... comme cal... tout d'un coup... ne l'aimerais plus?...

AIR de Céline.

Ah I quel bonheur serait le nôtre , Si tu pouvais n'y plus penser !

CLARA, avec malice.

Mais je crois que j'en aime un autre.

DURIVEAU, se désolant.

Grand Dieu ! ça va recommencer !

CLARA , avec âme.

Non , vraiment , car celui que j'aime, En est le plus digne entre nous!...

C'est la bonté, c'est rhoiineur même !

DURIVEAU, parlé.

Qui donc?...

CLARA , avec explosion.

Mais vous voyez bien... que c'est vousl

DURIVEAU, abasourdi.

Hein?

CLARA, reprenant l'air.

Oui, c'est la bonté, l'honneur mémcl Ah I vous voyez bien que c'est vous !

(Elle lui tend la main.] DURIVEAU, n'osant la prendre.

Moi? Qui, moi?... moi, Durivcau ! moi, mari!... Oh! non, ce n'est pas possible!... CLARA, s'impniicntant.

Mais si, c'est possible!... Il ne va pas me cr ù présent!

Dt RiVEAU, avec bonheur et la prenant dans ses b Oh ! oui , oui , je le crois.

CLARA , souriant.

Eb bien! alors, embrassez-moi donc!

DURIVEAU.

Ah! plutôt deux fois qu'une!... (Elle s'^] che.) Non, pas le front... un bon baiser dem (Il l'embrasse. j Deux bons baisers de mari !.. l'embrasse encore.) \\i ! que ça fait de bieni qui ' fait de bien !

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