‹ Pièces de théâtreChapitre 91 sur 1093 · SOIGNE V · texte numérisé non relu

SOIGNE V

LUCILE, LOUISE, KÉROUAN, LE GÉNÉRAL, ALY, DOMINIQUE; puis MADELLNE, puis PORNIC, Valets de ferme.

(Le général entre soutenu SDr le bras de Kérouan; au moment où il va passer la porte , Aly saute rapidement par dessus ta barrière avec son fusil de chasse. — Il repousse deux valets et se pose militairement-1

ALT

Gare donc vous anlres!... Portez arme!... présentez arme !...

( Il présente les mm<i» au général. ) KÉROUAN.

Eh ! c'est loi, mon gars.'

LE GÉXÉnAL, souriant.

La lei>ue est bonne.

DOMINIQUE

J'ai connu mieux que ça... (Bas, au général.) Mon général... vous n'oublierez pas ce que vous avez promis,

LE GÉNÉRAL

Tu le TOUX ?... ch bien ! soit.

KÉnOUAN, h son fils.

El qu'est-ce que lu viens nous annoncer ?

ALY

Que les gars du pays vont venir tmit à l'heure, les violons en têle, chercher la reine de la fête. LE GÉNÉRAL, montrant Louise et Lm:He qui causent sur le devant de la scène.

Quand je te Fe disais !

KÉKOUAN.

Eh bien, quoi ?...

LE GÉsÉRAL, à sa ittfe, qtir a couru vers laf. Qu'est-ce que vous m'avez dit tout à Theure, mademoiselle ma fille, lorsque vous m'avez planté là, an milieu du chemin, avec Kérouan ?.., Mais, mon père...

tts cÉSÉRiïL, contrefaisant sa fille.

Mais, mon père, il faut qne Je coure devant... pour aider Louise ù s'habiller... eHfepeut avoir besoin' dfe œor... et taiî... et tata...

LCCIIE.

C'est Vrai... Mais...

Lé cÉr^éRAt.

Mais quoi ?... Vous êtes restées Jù, à jaser... à...

LOOISB.

Par<lon, général, je serai bientôt prèle.

LE GÉNÉRAL

Ce n'est pas pour toi que je dis ça, ma fille, mais pour mademoiselle qui ne fait rien à temps, et qui prend des airs affairés comme si elle avait un royaume à gouverner.

lomsfi.

Ne la gronde» pas, général ; c'est laoî (^và Stti« en retard..! c'est moi qui ai causé.

KEROtJAN.

Et vons avez bien fait toutes deux. — Va te faire belle, ma Louise, va...

LOlîISE.

Oui, père.

LE GÉNÉRAL, à sa fille, à voix basse.

Et n'oulilie pas les pendons d'orcîlles.

LUCIE, surprise.

Ah I... votre cadeau ?... C'est vrai... otlî... oui...

LE GÉNÉRAL

De quoi diable avcz-vous donc causé ?

KÉROUAN, se mettant entre le général et sa fille, et poussant doucement celle-ci vers Louise; au général.

Est-ce qu'un jour de fête, les petites filles n'ont

pas toujours quelque chose à se dire!

(Louise et Lucile montent le perron à gaadie et

entrent dans la chambre de Louise.)

LE GÉNÉRAL

Tout ça, c'est très bien ; mais, vois-tu, Kéroûan, je dis que les petites négligences conduisent aux grandes.

DOMINIQUE

1 Si ces demoiselles avjiient servi dans la garde impériale, elles sauraient que l'exactitude était d'ordonnance...

ALT

Ça serait fâcheux...

DOMINIQUE

Fâcheux?...

ALY

Pour la couleur de leurs cheveux, mon viens. (En se détournant.) AU ça ! où est donc Made Une?

DOMI.VIQUE.

Mon vieux î mon vieux ! l'empereur Napoléon les aimait, les vieux...

KÉROUAN, au général.

Ah ça ! qu'est-ce qu'il a donc, ce matin, Dominîq'ue? jamais je ne l'ai vu si gourmé, si ficelé... si paré...

LE GÉNÉRAL

Ah !... voilà la question...

KÉROUAN

Quoi donc?

LE GÉNÉRAt, l'emmenant vers le fond.

Viens, que je te conte ça... et surtout, je t'en prie, ne va pas rire trop fort.

KÉROUAN

C'est donc bied gai?... Tant mieu^... j'ai le cœur tout en joie.

LE GÉNÉEAL.

Imagine-toi... (Il parle bas à Kérouati.)

ALY, à part, cherchant du regard et remontant I»

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