‹ Pièces de théâtreChapitre 936 sur 1093 · ACTE II, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI

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NISIDA. I

Infâme!... sais-tu que je pourrais te faire pen-

Ircr

MERCADET

Ne touchons pas cette corde-là !

NISIDA

C'était ma première idée ! Mais je suis trop jonne, et j'aime mieux me venger autrement.

MERCADET

Te venger!... Mais, Nisida, tu commettrais ine chose déplacée!

NISIDA

Et la bigamie!... Si tu t'étais consolé de mon absence^ j'aurais peut-être fermé les yeux là-dessus... Il ne faut pas trop exiger des hommes!... nais épouser de mon vivant... prendre une seconde légitime !...

MERCADET

Nisida, tu es ma seule! tu es mon unique!

NISIDA

Et cette jeune Anglaise ?

C'est la femme de son cousin !

NISIDA

De M. Edouard ?

MERCADET

Il ne te l'a pas dit?

NISIDA

Au contraire !

MERCADET

Le gueux !... Je n'ai fait que prêter mon nom... (e suis un mari de paille pour protéger les amants ît abuser le Chester.

NISIDA

Dis-tu vrai?... N'avais-tu pas d'autres motifs ?

MERCADET

Oui... un autre... celui de t'amasser des trésors, des casaubas... et je lésai!... Cent mille francs de l'oncle... cinq cents guinées du neveu, et des cadeaux à perte de vue... une grêle de pierres... tiens, regarde comme mes doigts brillent!

NISIDA

Des diamants!

MERCADET

Tu es émue?

Comment, lu serais riche, mon bibi?

MERCADET

Pour loi!... tout pour toi!... et ça n'est pas flni!... la mine est encore en exploitation!

NISIDA

Ah! Célestin I je sens que je n'ai jamais aimé que toi !

MERCADET

Chère Nisida!... Mais... motus!... si le papa Chester apprenait le subterfuge, il me réclamerait ses dons, et je ne veux rien restituer !

NISIDA

Ni moi, sapristi!

MERCADET

Et lu n'écouleras plus mon élève?

NISIDA

Est-ce que j'y pense?... Je te croyais marié, infidèle... Et la colère... tu sais où ça peut conduire?

MERCADET

Très loin! très loin !.. Tu ne t'es pas arrêtée en route ?

NISIDA

Où ça?

MERCADET

Au bout du parc! au petit chalet?

Je n'en ai pas vu!

MERCADET. • . " '

Je respire !

NisiDA, à part.

Il est inutile de lui dire ça !

MERCADET

Dieu! ai-je de la chance!

Air : Va, mon doux amil {Gardeuse de dindons, acte 1 , Variétés.)

Je n'ai plus d'effroi,

Tu m'as, je croi,

Gardé ta foi ; Mon cœur, sans emploi,

Sent près de toi

Un doux émoi Permis par la loi.

Non, plus de rival, De soupçon fatal; Mon œil conjugal Voit avec régal Ton cœur amical.

Pur et virginal

Comme un cristal.

NISIDA

Bonheur imprévu !

Tu m'es rendu,

Riche et cossu; Va, sois convaincu

Que ma vertu

N'a rien perdu.

Oui, je te chéris; A jamais unis.

Quittons ce pays.

MERCADET

Allons a Paiisj; Dans ce paradis •le veux, sans soucis.

Mener, a tout prix Un train de marquis !

ENSEMBLE

JIERCADET.

^e n'ai plus d'effroi, etc.

L'ACADÉMICIEN DE PONTOISE

NISIDA

Tu n'as plus deffroi ;

Je t'ai, je croi,

Gardé ma foi.

Ton cœur, sans emploi,

Sent près de moi

Un doux émoi Permis par la loi.

Non, plus de rival. De soupçon fatal ; Ton œil conjugal Voit avec régal Mon cœur amical.

Pur et virginal.

Comme un cristal.

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