SCÈNE XIV
Les MÊMES, CLARISSE, puis EDOUARD *.
CLARISSE
Quel bruit!... qu'y a-t-il donc?
•N.M. C. Ch.
CHESTER
Viens, Clarisse!... approche, pauvre victime!
CLARISSE
Moi, victime !
CHESTER
Oui, douce brebis!., tu es sage, toi!., tu ne boxes pas, loi!,, tu es bien élevée, toi!., tu n'es pas une Coquillard, toi !.. et j'ai pu te sacrifier à ce Mercadet qui est un assez mauvais drôle ! MERCADET, à part.
Tu me paieras ça, toi !
CHESTER
Et je t'ai refusée à mon neveu qui t'aime...
CLARISSE
Et que j'aime toujours !
CHESTER
J'ai eu tort!., ah! si c'était à recommencer!
MERCADET
Vous les uniriez ?
Je donnerais deux cent guinées pour que ça fût possible !
MERCADET
Je les prends!.. (Edouard paraît au fond.)
CHESTER
Tu les prends ! tu les prends !
MERCADET
Vous allez voir!.. (A Edouard.) Varaissez, mon élève! et jetez-vous dans les bras de votre chaste moitié !
EDOUARD
Ma femme!., ma chère Clarisse'!
CHESTER
Sa femme!,, elle !.. et la Nisidoni?
MERCADET
La signera se trouvant veuve de l'élève, convole avec le précepteur !
CHESTER
Je cherche à comprendre ** !.. Ah ! j'y suis ! c'est un complot général pour m'amènera consentir... comme ça se fait dans les comédies... Eh bien! je ne m'en dédis pas !.. Edouard tu épouseras ta cousine la semaine prochaine !
EDOUARD
Nous en recauserons, mon oncle!
MERCADET, à part.
Il n'y est pas encore tout-à-fait, mais il brûle...
CHESTER
Quant à toi, Mercadet...
MEiicADET, tendant la main.
Deux cents guinées, papa Chester!
CHESTER
Tu les auras, intrigant!
' N. M. C.E.Ch, i ** N.M. Ch, CE.
L'ACADÉMICIEN DE PONTOISE
MERCADET
C'est la dot de la signora qui retourne avec moj en France, où nous allons passer le contrat! EDOUARD, à part.
Sa femme!., pauvre Mercadet !..
MSIDA.
Monsieur Edouard, si vous venez jamais à Paris...
CLARISSE
Nous n'irons pas, Madame !
MSIDA.
Ah ! ah !
cuESTER, bas à Mercadet.
Dis-donc, as-tu réfléchi?., c'est une chanteuse bien légère!., je te dis ça pendant qu'il en est encore temps!
MERCADET
Tenez! embrassez-moi, vous faites mon bonheur!.. {Ils s'embrassent.)