RICHELIEU, MATIGNON
MATIGNON, se jetant dans un fauteuil et riant aux éclats.
Ah! ah! ah!
RICHELIEU, Stupéfait.
Eh bien !.. qu'est-ce qu'il lui prend donc?
Ah ! ah ! ah !.. le pauvre innocent!
RICHELIEU
11 se moque de moi !
MATIGNON
Un mari... sans femme!., un mari... pour lire!., ah! ah! ah!
niCUELIEU.
Chevalier!..
MATIGNON, se levani.
Là, là, beau cousin, ne nous fâchonspas... > nie suis retenu tant que j'ai pu... mais c'est je tout à l'heure vous étiez si drôles tous deux... - Vous bitrerez... — Je ne bifferai pas ! — Ah ! i! ah!
iCUELlEU, se promenant et s'éventant avccsoncliapeau.
Elle biffera!.. Ou bien, morbleu !.. je bifferai lUt seul !
MATIGNON, à parL
Diable! il me fait peur... Si je pouvais?..
RICHELIEU
D'abord, je suis amoureux !..et puis, entêté !..
MATIGNON
Madame de Noailles l'est aussi.
Et moi donc!.. Comme mon grand-oncle le irdinal.
SIATIGNON.
D'un autre côté, ma cousine a trois ans et la te de plus que vous... et peut-être qu'en jetant 1 coup-d'œil sur votre petite taille...
RICHELIEU
Eh! monsieur!..
MATIGNON
Je ne serais pas étonné qu'un peu de dédain : sa part...
RICHELIEU
Du dédain... pour moi !..
MATIGNON
J'en ai peur... et , à votre place...
RICHELIEU, vivement.
Qu'est-ce que vous feriez?
MATIGNON
Moi?., je... (S'arrêunu) Mais, non, vous ne mprendrez pas...
RICHELIEU
Allez toujours!., je comprends tout... excepté latin.
MATIGNON
Eh bien ! je me dirais... On m'éloigne de ma mme... Ma foi ! tant pis!., il y en a d'autres.
RICHELIEU, lui saisissant vivement le bras. J'y pensais!
MATIGNON
Bravo !.. Voilà un mot qui m'annonce que )us proflterez de mes leçons.
RICHELIEU
Alors, vous serez plus heureux que l'abbé,