SCÈNE IX
Lts MÊMES, LE BAROiN, LA BARONNE.*
*.A BARONNE , de mauvaise liumeur, et travcrsantla galerie.
Partons , Baron , partons !..
LE BARON , (le mC-me.
\ eus avez trop parlé !
MATIGNON, à Richelieu, vivement.
Quelqu'un!.. Mon billet!..
RICHELIEU , le mettant dans sa pociie.
Soyez tranquille... (a part.) Je le garde !
LA BARONNE , ciurainant le Laron.
Je ne resterai pas ici... partons!
MATIGNON , les arrêtant, rii! Baronne, quelles nouvelles?.. Paccueil que le Roi vient de vous faire?..
LA BARONNE
Oui , il a été joli, Paccueil !.. parlonS-en.
LE BARON
Non, n'en parlons pas... c'est assez comme ça.
RICHELIEU
Mais, encore... qu'est-ce que c'est, madame Patin?..
LA BARONNE, descendant.** Ah ! c'est vous, mon mignon !.. Vous pouvez vous vanter d'être pour quelque chose dans l'avanie en question.
RICHELIEU
Moi?..
LE BARON
Vous... OU votre belle-mère... laNoaillcs.
MATIGNON
Comment cela?
RICHELIEU
Expliquez-vous.
LA BARONNE, sc décidant.
Ah bah!.. An fait, tout le moiule l'a vue... Deux do plus (jui en riront...
RICUEMEU.
Le Raron a fait rire?
LE BARON
Sourire... Rentrons.
LA BARONNE
D'abord, il s'avan( c, la icic; haute, les yeux au plafond... .si \wu que, nalinrllcmenl, il ne V03 ait pas SCS pii-ds... (|ui s'embarrassent dans ma lueur... moi, je lire , il va i(uijours, 01 laon ba- '<"«ile— (Llie achève (lu (i*:itc.)
RICHELIEU, riant.
Bah! vraiment?., il a...
• R rt,,|i.,i, VMiï.m.., I> Ilironnr.IflUrnn. •• Bicliclitu, It bliofi, Il ttrciiQ., JI«l>8»viil,
Très aperçu.
LE BAROX.
peu, très peu... personne ne s'en . Rentrons!
MATIGNON et RICHELIEU.
Attendez...
LA BARONNE
Je n'y suis pas... Sa Majesté... Ah! qu'il vieux, le Roi !.. et l'autre aussi, la vieille!.. C bien déjeié, c'te cour-là.
(Ils reprennent tous leur série MATIGNON.
Chut!*
LE BARON
Allons! bien!., elle va me faire mettre i Bastille , à présent !
LA BARONNE
Sa Majesté lui adresse la parole, et lui dit., ne sais plus quoi... à son grand Lévrier... Et vez-vous ce qu'il lui répond, lui?
LE.BAÇON, éclatant.
Eh! mordieu! madame, j'en suis fier, de ce j'ai répondu... II ne faut pas croire qu'il n'; qu'un enfant qui puisse répondre à Sa Majest
Mais, après?
LA BARONNE
II répond , en regardant la vieille , la Mai non, prescjue aux côtés du Roi... «Sire, v grand Lévrier pourra se vanter toute sa vie voir regardé en face, à la même heure, le sole et la luue !
MAruiNON et RICHELIEU, élouEfant de rire
Oh! oh! oh!** LA BARONNE, les regardant, enriantaussL
Tenez! juste comme Sa Majesté!.. Il faisait grimace... épouvantable!.. Il est très laid qi il rit... Et la vieille!., elle se mordait les lèvn elle est vexée... elle vous fora perdre votre ploi dans les chiens, et ce sera bien fait !.. Si ' m'aviez laissé parler... ah! ah!
LE BARON
Eh! je vous dis qu'ils étaient très flattés , i rieuremeni, tous les deux.
RICHELIEU
Le soleil et la lune ?
LE BARON
Mais madame de Noailles, qui a la rage d fourrer partout, est venue dite je ne sais qi l'oreille de madame de Mainlcnon... qui Vi porté à l'oreilledu Roi... qui a froncé le sou on disant avec colère : le petit Richelieu!..
RICHELIEU
Il a dit?..
Et il s'est levé... c'est-à-dire , on l'a levé., il a fait encore une grimace , mais dans un a genre... Aie!.. Je le crois très mal hypothét le grand Roi... Alors, en se retournant vers 1 époux, il lui a dit... Qu'est-ce qu'il vous a dil
LE BARON. i
<< 1\I. de neIle-Chas.se , allez donc montrer f terres à madame la Baronne... vous pourr ' admirer les astres. »
LA BARONNE
Cette bèiise!.. Comme si la lune n'était l^artoul!
* nirlirllf 11 , U r.irf>nnr , M.iltpnon , I» Burnn. <0* ' ' U4l<|iiou , I\.ïli(lieu , U Uaioiiuc , le Uitiou,
ACri' !, ^''^KNK XI.
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r.iciiF,î,iKir.
Mais enfin , la Duchesse de Noailles... Ah! la
koici.
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