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ACTE ÎT, SCÈNE VII

«.c BARON , de même. "^

Bah!

RICUELIKV.

Bah?.. Elle, et bien d'autres... il y a beaucoup de femmes qui se mettent en route, cette année.

MATIGNON

Am : VaudeTillc de Partie et Re»anche.

Que dites-vous?., c'est de la médisa »' ! Quand à la Cour les moeurs sont en renom !

RICHELIEU

£t depuis quand?

LE BARON

Depuis qu'en France La sagesse a changé de nom.

Et la vertu s'appelle Maintenon.

MATIGNON

La favorite est le modèle De toutes les femmes^..

RICHELIEU

Eh bien i Baison de plus ! si toutes sont comme elle, Tous les maris seront comme le sien.

LE BARON

Oh! le petit gueux!., c'est avec ces idées-là qu'il va marauder chez les filles d'honneur... Dites donc, Chevalier, prenez garde!., il aime M"« de Noé.

MATIGNON

Oh ! l'honneur de ces dames n'en est pas moins intact.

RICHELIEU

Ah!., vraiment?

Je ne suis pas comme le Baron... qui, tout à Iheure, n'osait pas entrer... Il vous croyait presque en bonne fortune... Ah ! ah ! ah !

LE BARON

Ou à manger des bonbons... AU ! ah ! ah !

RICHELIEU

Baron!..

MATIGNON

Eh ! non , lui ai-je dit , mon cher, il est avec son précepteur ! (il rit.)

RICHELIEU

Et c'est ce qui vous faisait rire?.. Vous ne croyez donc pas , vous ?. .

MATIGNON

Je ne crois rien, tant que je n'ai rien vu.

RICHELIEU

Ah!.. (Au Baron.) Et vous?

LE BARON

Ni moi, non plus.

RICHELIEU

Ah ! (Il regarde à droite et à gauche.

MATIGNON

Eh ! non, mon cher, vous n'y êtes pas... Pour avoir une réputation, pour èire à la mode, il vous manque deiLX rhosos... une bonne fortune et un duel !.. mais, là, bien publics, bien connus...

LE BARON

Coràni populo.

MATIGNON

Une femme... adichée.

LE BARON

.Tai rommencé pur là, coquin que jolais!.. 2\n a!!iciiji uuc.

RICHELIEU , avec rt^solution.

Oh ! qu'à cela ne tienne !.. moi, j'en alliclierai deux!

MATIGNON

Bravo !.. Il ne suffit pas d'être...

LE BARON

Il faut paraître.

RICHELIEU

Mais, un amant... un mari?., les égares'.'.. MATIGNON, riant.

Prétexte!..

RICHELIEU

La discrétion?..

LE BARON

Prétexte !

Prétexte ?

LE BARON et MATIGNON.

Prétexte !

RICHELIEU , à part, avec dépit.

Ah! c'est comme cela !.. (Se décidant, et bas à Matignon.) Regardez à droite.

MATIGNON

Bah!..

RICHELIEU , bas au Baron.

Regardez à gauche.

LE BARON

Bah!

(Richelieu, entre eux deux, s'éloigne un peu et frappe dans ses mains. Aussitôt les deux portes s'ouvrent; la Baronne et M"* de Noce sortent en même temps: frappées de surprise, en voyant, l'une le Chevalier, l'autre le baron, elles se rejettent précipitamment en arrière, et les portes se ferment. Les deux hommes demeurent immobiles.)

RICHELIEU

Eh bien ! messieius?.,

MATIGNON, regardant le Baron et partant d'un

éclat de rire.

Ah! ah! ah!

LE BARON , le regardant, de même.

Oh! ob! oh!

RICHELIEU , au milieu. Ne vous gênez pas... Ma foi ! vous y allez do si bon cceiu", que... Ah! ah ! ah !.. LE BARON , de loin , au Chevalier, en riant toujours. Vous avez VU?...

M ATiGNON , de même.

Oui, oui... Et vous?

LE BARON

Très bien!., oh! oh! oh!

(Ils se remettent à rire tous trois.

MATIGNON

Oh ! pour le coup , mon cousin... je amende honorable.

LE BARON

Je me prosterne. (Le poussant de l'épaule, demi-voix.) Une fille d'honneur !.. gaillard i

MATIGNON

Gloire au duc de Richelieu !.. (De même, femme mariée !..

LE BARON, avec enthousiasme.

Vous êtes un grand...

(11 s'arrête, les yeux sur Matignon, et se dtto irafi

pour rire... L'autre en fait autant,

RICHELIEU, avec aplomb.

,h bien !.. croyez-vous que cela sofRî^a? °

fais

et^

Une

LES PREMIÈRES A".VES DE RICHELIEU

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