SCÈNE XIII
Les Mêmes, LA DUCHESSE, MATIGNON, qui porte le bras droit en écharpe*.
LA DLXHESSE.
Monsieur de Richelieu ! vous nous avez trompés, vous vous êtes battu!.. (Regardant Matignon.) Et la preuve... Mais tous vos débordemens touîhent àleur ternie! Voici Monsieur de Matignon, }ui reçoit une lettre de cachet...
RICHELIEU, vivement.
Datée d'hier !
LA. DUCHESSE
Et l'ordre de vous conduire à la Bastille.
MATIGNON
Sans rancune , cousin !..
RICHELIEU, gaîmcnt.
^ Allons, botte poiu- botte!.. Seulement, je suis fâché de ne vous avoir laissé que la main gauche, pour m'arréter.
LA DUCHESSE
Trêve de raillerie!
RICHELIEU, afTectant un grand sérieux.
C'est juste!., ma belle-mère ne rit jamais.
LA DUCHESSE
Votre famille vous sauvera, malgré vous.
RICHELIEU
Ma famille!., ma femme en est-elle?
LA DUCHESSE
Votre femme ?.. est trop fière, trop sage pour vous pardonner jamais... non , jamais , elle ne rciiirera dans cet hOtcl, d'où elle est partie furieuse! jamais ! (En ce moment, Richelieu s'écaric et laisse voir Diane. La Duchesse reste la bouche ou verte et suffoquant.) Hein?., quoi!., ma... ma tille!..
MATIGNON, reculanU
Ma cousine !
Sans rancune, cousin !
LA DUCHESSE
Mademoiselle de Noaillcs!..
RICMKLIEU.**
Oh ! celte fois, Madame la Duchesse de Riclielieu !
DIANE
Ma mère !..
LA DUCHESSE éclatant.
Il n'y a plus d'enfant!
RICHELIEU
Si fait 1 il y en aura toujours !.. Vous serez :i and'raère, bcUe-ninman !
• I i»..', Bichriifii, la I>„. I c<c, Milirnnp, l'.Mit, U Pucl.cnr. I'.ivl'<licu, tlitigiion»
LE BARON, en dehors.
Oh ! la ! oh ! la ! la !.. faites donc attenlioi
TOUS
Qu'est-ce?., le Baron?..
LA DUCHESSE
Encore une de vos victimes !
DIANE
Il est blessé!..
RICHELIEU, vivement.
Oh! lui, il n'y a pas de ma faute... demai dez au chevalier... ( Matignon retient un éclat . rire.) Vrai!.. J'avais expédié le cousin... c'ét; le tour du pauvre Baron... Mais il rompait toi jours, et j'allais enCn lui porter une botte, quand tout-à-coup, nous entendons les cris f la Baronne, qui accourait... le malheureux ; retourne!., mais ma foi, mon épée était lancée et il l'a reçue...
LA DUCHESSE
Ah ! mon Dieu !
RICHELIEU, riant.
En plein!., vous y êtes !..
(Matignon éclate de rire; Diane sourit 5 part LE BARON, paraissant au fond , soutenu parunvale De la part de Monseigneur le Duc de Bouj gogne!.. oh! la, la!
LA DUCHESSE
Vous souffrez?..
LE BARON
Peu, très peu... c'est dans le gras qu'il a donn heureusement.
RICHELIEU
Hein?., il fallait être adroit pour ça !
LE RARON.
Je ne vous en veux pas... c'est ma faute., cette idée de me retourner!.. Du reste, cotai extrêmement bête, de me battre... car cnlin, I. Baronne m'a tout expliqué de la manière 1: plus... Oh ! la, la!... satisfaisante.. Sans ran cune !..
Ah! comme le chevalier!., vous êtes battu et... content.
LE BARON
Mon Dieu, oui... Je rentrais chez moi, pour me remettre entre les mains du polit l'agon, ([uand rollicier de service m'a donné, de la part (lu prince, pour vous... Oh ! la, la !
DIANE
O ciel !
MATIGNON
Parlez !
LA DUCHESSE
Expliquez-vous !
RICHELIEU
Quoi donc?
LE RARON.
Eh mais! rc brevet, qui vous fait partir cfl soir pour l'armée de \i. le maiéilial de Viilars , t^ wcc le tiUe de Colonel... 0(i ! la, la!