SCENE I
LLiCILE, LOUISE, GEORGES, MONÏÉCLAIN, LÉONA, Mn>« ET M"e DE BRIAS, BRIAS, DAMES, Jeunes Gens, ALY, DOMINIQUE, MADELINE, PERRINE, PORNIC, FRANÇOIS, PAySANS,PAYSAiVNES,MARCHAKDS-FORAINS,etC.
(Au lever du rideau, on danse. — Aly, Dominique, Madcline, Perrine et Pornic sont parmi les danseurs: la bourrée bretonne se ir.êle à la contredanse parisienne. — A droite, un groupe de jeunes gens, parmi lesquels est Brias, entoure Léona, — A gauche, sont Louise, Lucile, Mme et M'ie de Brias et quelques dames, assises; et debout près d'elles, Montéclain et Georges. — Pendant qu'on danse, Montciliin se pcnclie plusieurs fois vers Lucile et cause avec elle: LOona les observe et fait SU! eux quelques remarques qu'accueillent en riant Brias et les jeunes gens.)
PORNIC, dansant. Que dites-vous de celle bourrée, mes gars?
LO.MIXIQUE, dansant.
Mets donc les poiules en dehors, freluquet!... Tiens, rcs^arde-moi ce si sol... ces aiks de pigeon... el ces t'ulrccbals.
ALY
Prenez garde au plafond, vertueux Dominique.
DOMINIQUE
Voyons donc, blanc-bec!... fais un peu ton Vt'Slris.
ALY, dansant.
Veslris?. .. Il csl embaumé au Jardin-des-Plantes, mon vieux... Tiens, regarde un peu ce coupde-pied.
DOMINIQUE
Qu'esl-ce que c'est que ça ?
ALY
Danse algérienne de la rue de Bréda!... (En ce moment, la danse cesse; Aline présente le bras à Madeiine.) MADELINE.
Est-il geulil!
ALY
Voire bras, cousine.
^Les danseurs s'éloignent, s'asseoint ou se promènent. Des marchands -forains, des colporteurs, les uns portant de grands bâtons au haut desquels (louent des rubans de toutes couleurs, des chapelets, des colliers, des agnus-dei, d'autres, des balles chargées d'étoffes et de divers ajustemcns, entrent dans la clairière, montent sur le banc qui entoure l'épais châtaignier qui est au milieu du théâtre, el offrent leurs marchandises, etc.)
MONTECLAIN, dans le groupe ft gauche, derrière
Lucile.
Je n'oserais vous proposer de partager les jeux de CCS braves gens. .
LUCILE
Mais vous voyez que tous le monde nous abandonne... el M. de Brias lui-même a quille sa mère el sa sœur pour aller près de celle belle dame inconnue... (Elle montre Léona.)
MONTÉCLAIN.
C'est que Brias est comme les cnfans, qui dédaignent un pur diamant pour ramasser un coquillage d'un faux éclat.
(Ils échangent encore quelques paroles.) LÉONA, de l'autre coté du théâtre, dans le groupe droite.
Eh bien ! Brias, que pensez-vous de ce que je vous disais à Lamballe ? Voyez l'ange aux branches ailes, palpitant sous le regard satanique de Montéclain !...