SCENE VIII
LOUISE, ATALANTEDE NARBONNE,
Pensionnaires.
LOUISE, pendant que Vorchestrejuue la ritournelle de l'air suivant. Ah! voilà toutes nus bonnes amies qui viennent me faire leurs adieux.
CHOEIR.
Air du Galop.
An parloir du monastère Ou nor.s permet de piisser.
Avant ton départ , ma rhère , Nous accoarons l'embrasser.
ATALANTE. Ma bonne Louise, que vieuton de me dire?
PREMIÈRE PElVSIGlVlVAmE. Qu'eSt-CC qUC
je viens d'apprendre ?
DEUXIÈME rExsiONX.AiRE. Tu quittes le couvent ?
LOUISE. Hélas ! oui...
ATALAME. Ah! que je voudrais être à ta place !
LOUISE. Eh bien! quoique j'aie bien soupiré après cet instant, je vous assure que ça m'effraie autant que ça m'enchante...
DEUXIÈME PENSIONXAIRE. Vraiment !
ATALAiVTE. Pourquoi?
LOUISE. Je ne sais pas... ici l'on m'aime... je me trouve à mon aise... et dans le monde...
LES BEIGNETS A LA COUR
ATALANTE. Ou t'aimera encore... mais autrement.
LOUISE. Ouil et si je ne plais pas !... si on allait me trouver laide...
ATALANTE. Laidel.. on est toujours jolie à seize ans, ma chère , et l'on trouve toujours quelqu'un pour nous le dire.
TREMiÈRE PEssiO-WAiRE. Quand cc ne serait qu'un petit cous'u...
ATALANTE. Ail I mademoiselle, c'est bien mal à vous...
LOUISE. De parler de ton cousin devant moi? Ah bien, va, ce n'est pas d'aujourd'hui que je sais que tu p.llais souvent dans le monde, et qu'on ne t'a enfermée ici que parce qu'on ne veut pas qu'un petit cousm sans fortune t'épouse. E^t-ce vrai?»
ATALAME, regardant a.', c Jaimeur la previiève pciisionna're. Aglac est une indiscrète cjui auiait dû connue moi respecter ton ijjnorance.
LOUISE. Oh 1 je t'assure que ça ne m'a rien fait du tout. D'abord je n'ai pas de cousin , et à voir souvent comme tu es triste , j'ai dit bien des fois que j'étais fort heureuse de ii'ainier personne de ce qu'on
appelle amour et de ne point connaître
d'autre sentiment que mon amitié pour toi.... {montrant ses compagnes) comme pour elles.