ACÏKI, SCE.NE VIII
joint à des souvenirs d'enfance !.. une petite tète créole...
LE BARON, enfonçant son chapeau.
Ah ! mais ce maudit moricaud m'en veut donc de toutes les façons?.. Il faut que ça Unisse... une bonne affaire...
M. Di: BOULOGNE, vivement.
Je vous le défends! son adresse connue...
LE BARON
Bah ! réputation d'académie!.. Je sais bien, on (iit qu'il boutonne tont le monde... qu'au pistolet, il tue les hirondelles au vol... je suis sûr (lu.'elles tombent de peur ! Il faut voir cela sur le terrain... il n'y a jamais mis le pied... Tandis que moi , j'y ai été trois fois , et j'ai été blesse... trois fois !
M. DE EOVLOG.NE.
C'est rassurant.
LE JÎARO.X.
Un hasard... ça ne prouve rien; d'ailleujs, on ne parle que de lui... C'est ennuyeux! un petit coup d'épée me ferait grand bien.
M. DE BOULOGNE
Encore une fois, je vous le défends!.. (Avec tendresse et ijiiisquerie.) Unfils unique... un mauvais sujet que j'aime comme un fou, corbleu!.. Si vous me donniez un pareil chagrin !.. Mon, j'ai un autre moyen d'éloigner le chevalier, de nous mettre à l'abri...
LE BARON
Un autre moyen ?
M. DE BOULOGNE, à mi-voi\.
Oui, oui... uv.e ii^trigue galante aveclafemme d'un fermier-général... Un des gros bonnets de l'ordre.
LE BARON
11 ne respecte rien.
M. DE BOULOGNE
Cela a mis toutes les têtes à l'envers.
C'est bien fait pour cela.
M. DE BOULOGNE
J'ai sollicité, par un pressentiment secret... Et j'attends d'an moment à l'autre.