‹ Pièces de théâtreChapitre 218 sur 1069 · Partie!., comment? par où?.. Ces choses-là sont faites pour moi · texte numérisé non relu

Partie!., comment? par où?.. Ces choses-là sont faites pour moi

SAINT-GEORGES

Attention ! (Haut , et se démenant dans la voiture.) Oui, c'est un totu" infâme! un guet-apcns abominable!..

LE BARON , avec ironie.

Hé, monsieur de Saint-Georges! Comment, Chevalier, vous quittez déjà la chasse?., vous retournez à Paris.

SAINT-GEORGES

Bien malgré moi, je vous jure, mon cher Baron.

LE BARON

Malgré vous !

SAINT-GEORGES

Je suis prisonnier...

LE BARON, riant.

Bah!

SAINT-GEORGES

A la lot'rc!.. Une aventure affreuse !..

LE BARON

Quelque rival?

Du tout... C'est bien plus drôle, mon cher!., une femme ([ui me fait enlever!

LE RARON.

Une femme! (a part.) Le fat! ça ne m'est jamais arrivé... (Haut.) Comment diable?..

SAINT-GEORGES

Venez donc par ici... que je vous conte... Vous connaissez peut-être la petite Guimard?..

LE BARON , à lui-mê.Tie.

Parbleu!..

SAINT-GEORGES

Figurez-vous que la petite folle s'est prise d'une passion pour moi !..

LE BARON , à part.

Dont j'enrage!..

SAINT-GEORGES

Que je suis loin de partager!.. Je la trouve longue, maigre, jaune.

LE BARON, à part.

Insolent! Il lui sied bien de médire du jaune...

SAINT-GEORGES

Elle m'a fait inviter vingt fois à souper tête-àtête avec elle , dans sa petite maison de la rue des Marais... J'ai toujours refusé!., et, dans son désespoir , elle m'a fait saisir par des misérables !.. et prétend me forcer...

A souper avec efle ?

SAINT-GEORGES, riant.

Je l'altiaperai bien... je... je ne mangerai pas!

LE BARON , à part.

Est-il bête !

SAINT-GEORGES

N'est-ce pas que c'est une infamie ?

LE RARON.

C'est charmant ! Et si j'étais à votre place!..

SAINT-CEORr.F.S.

cft*

ror])lcuî je votulniis vo'.is y v i.r

iU

LE CHEVAUER DE SAINT-GEORGES

LE BAIiOX.

Vous me la coderiez?..

SAI.NT-GEOIir.ES.

Avec le plus grand plaisir...

LE BARON

Délicieux ! Mais comment faire?

Rien de plus facile... Tenez... ramassez celte petite clé que mes ravisseurs ont laissé tonil)er... en courant commander les chevaux... Bien! c'est cela... elle doit ouvrir la portière...

LE BARON , ouvrant.

Parfiiitemont!..

SAINT-GEORGES , sauiaiità terre.

En vous remerciant.

LE BARON

Il n'y a pas de quoi !

SAINT-GEORGES

Maintenant, prenez vite ma place.

LE BARON

Avec ti-ansport ! Oh! la Guimard !.. (S'arrêlant encore.) Ah ! mon Dieu... en me voyant, elle s'apercevra de la différence du blanc au noir. SAINT-GEORGES, le poussant toujours.

Du tout... elle m'attend... dans un petit boudoir... obscur... au fond de son jardin ! LE BARON, montant.

Oh ! farouche Guimard ! je pourrai donc te dire...

SAINT-GEORGES, rapidement.

Vous lui direz tout ce que vous voudrez... mais baissez les stores... car on vient!.. Elle plus profond silence, poiu- qu'on ne se doute pas de la substitution! Bon voyage !.. (a part, et se glissant de côté derrière la diarmille.) Il était temps ! (Il disparaît un moment par la gauche.)

<c— B»9— — ac9j»aaa«i»etsoaa»a9aaoa(»»a<saaa[î»ja3aoaa3e309e9a

Page 1