SCÈNE I
M"' DE P.MESLE, àsatoilciic, M. DE BOU- LOGNE, U.NKFkMMK de CUAAIBRE.
M"^ DK PRESLE.
. Cesoir, Iccoiiiral!
M. DR BOULOGNE
Le notaire cslpiévcjui !.. etdansdeux heures.
Jl""^ DE PRESLE,
Impossible', vous savez que j'ai du monde! nous faisons lie la musique.
W. DE lîOLLOGNE.
Haison de plus!., personne ne sedoutera qu'au milieu d'une réunion... et puisque vous avez désiré quc'ce fùl secret...
Mais du tout.... c'est vous qui m'avez demandé!
M. DE BOULOGNE
Oui.... dans votre intérêt.... une jeinie veuve!... les propos... (a part.) Et puis les renscignemens qui seraient venus en foule sur mon fils...
M"" DE PRESLE
N'importe, mon' citer contrôletu*... on ne marie pas ainsi une pauvre femme !..
M. DE DOLLOfiNE, à part.
Ah ! diable, est-ce que ce maudit chevalier aurait déjà fait impression !
M""^ DE PRESLE
Nous verrons! detuain... après-demain!., rien ne presse !
M. DE BOLLOGNE.
Je le voudrais !.. mais il n'y a plus moyen de reculer !
M"'= DE PRESLE
Comment? (LaFemmede chambre sort.)
M. DE BOl'LOGNE.
Vous allez me gronder ! le Roi tpie j'avais instruit de cette alliance, veut absoliunent signer votre contrat, ce soir même, à son petit coucher !
Ce soir !
M. DE BOULOGNE, (l'un air indifférent.
Oui... en même temps que celui du chevalier de Saint-Georges.
M"" DE PRESLE, frappée et se levant.
Le Chevalier ! le Chevalier se marie?
M. DE BOULOGNE
On le dit. (A part.) 11 est souslesverroux; il ne me démentira pas.
M"* DE PRESLE
Ah!., et avec qui?
M. DE BOULOGNE
Une Anglaise, je crois... une riche héri-
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tière... (A part.) Ce n'est pas maladroit de jeter ça par terre.... le ramassera qui voudra !...
M°" DE PRESLE, plus émue.
Et sa future est- elle jolie?
M. DE BOULOGNE
Ma foi, je n'en sais rien... cela m'intéresse si peu !
M"' DE PRESLE, vivement.
Oh!., et moi donc... car, en vérité, je ne sais quelle rage on a de ne parler, de ne s'occuper que du chevalier de Saint-Georges!... du reste vous avez raison. Contrôleur... il n'y a pas moyen de retarder... le Roi... un tel honneur... et puis, votis avez ma parole... un ancien ami de ma mère... je signerai ce soir... tout de suite... je suis prête.
M. DE BOULOGNE, à part.
Victoire! (Lui baisant la main.) Aussi bonne que jolie î
M"* DE PRESLE, souriant.
Mais que je voie donc mon mari !.. depuis la chasse de ce matin...
M. DE BOULOGNE
Je vais vous l'envoyer... (a part.) Si je le rattrape... OÙ diable se fourre-t-il ? je ne l'ai pas revu! (Haut.) Il court sans doute pour la corbeille, les présens... (A part.) Heureusement que j'y ai pensé... car il se pendrait plutôt... (Haut.) Vous verrez quel goût délicieux ! x\dieu, adieu , ma chère bru !
AiB : Rir kt sans qu'il sans doute.
Je cours chez notre notaire...
Inviter quelques amis...
(Apart.)
Quel sort que celui d'un père Oui fait la cour pour son fils!
Pour lui, c'est qu'il me faut être Aimable, ardent, accompli...
Puis, il me faudra peut-être L'épouser aussi pour lui !
ENSEMBLE
M. Dli BOULOGNE, haut.
Je cours chez notre notaire, Inviter quelques amis...
Bientôt, je serai le père Le plus heureux de Paris.
M°° DE PRESLE
Oui, prévenez le notaire...
Tous vos vœux seront rempllf} Car je crois vraiment le père riusamoureux «(ucle fils.
(li. Ue lioul 'giicKv$.7