ACTE II. SCÈNE VIII
La foule s'empresse, Tout Paris en ces lieux voudrait accourir! Sur vos pas, le plaisir, Se montre sans cesse; Dès qu'il s'offre, il faut le saisir.
M"* DE PRESLE
Asseyez-vous donc, mesdames ! que je vous dois de remercîmens î M. DE BOULOGNE, à part, et suivant le Chevalier
des yeux.
II rôde, pour tâcher de lui parler ; mais j'en> lM*'cherai bien !
(Il se campe dans un fauteuil au milieu du théâtre.) SAINT-GEORGES, à part.
JI me fait des yeux!
» Si des regards, on pouvait mordre, "Il m'aurait déjà dévoré!...»
M. DE BOULOGNE, d'un air aimable.
Eh bien , eh bien, mesdames, tiu'es-tce que l'o:! tiii à Versailles?., les petits soupers... le ballLî do Galalhée... Est-ce qu'il n'y apas quelque bonne jiouvclle scandaleuse?
SAiNT-GEoncES, près des dames.
Si fait, parbleu... On parle beaucoup des folios du fiis d'un riche financier, pour une jeup.e nyn;phe de l'Opéra; et je vais vous ronttr.... M. DE BOULOGNE, toussant et l'interrompant. Ail î ah !.. c'est connu ; très bien, très drôle!.. hu;n.... Si nous faisions un peu de musique,... (A part.) Ça donnera au Baron, le temps d'arriver...
UNE DAME, à M"* de Presle.
Ah! oui, M"^ la Comtesse.
SAiNT-GEORGES, ouvrant le clavecni.
On nous a vanté votre talent.
M""* DE PRESLE
Mon Dieu, cela ne vaut pas la peine de se faire prier... ot j'y consentirais de grand cœur... (a îVi. der.ouiogne.) Mais, votre lilsqui devait m'accompagner.
M. DE BOULOGNE, montrant un violon sur le clavecin.
Oui, son violon est là!
M"^ DE PRESLE
Cela ne suffit pas, et je ne pius toute seule.