SCENE XI
Les Mêmes, ARTHUR, au fond*.
ARTHtiR, riant.
Ahl ahl ahl... il chancelle!... {Il aperçoit Thierry et s'arrête. ) Ahl
Ce'line et Thierry s'e'loignent l'un de Faute-e CÉLINE.
Arthur !
THIERRY
Ciell
ARTHUR, s'avançant entre eux.
Excusez... ne vous dérangez pas...
THIERRY, avec un rire contraint.
Je suis enohanté, monsieur Arthur, d'avoir le plaisir...
ARTHUR
Enchanté aussi, certainement... je m'attendais si peu à vous rencontrer,.. {A part. ) Ah! voilà qui est clair enfin !
THIERRY
Votre livrée que j'ai vue... la voiture de mademoiselle,., et le hasard...
CÉLINE, très-émue.
Oui... oui... le hasard...
ARTHUR
Oh! je ne veux pas savoir les raisons; on ne peut supposer que vous vous soyez introduit ici pour vous attacher aux pas d'une personne que son rang et sa fortune devraient peut-être protéger!... Non, vous êtes sans doute de la noce.,, parent des mariés...
CÉLINE
Mon cousin, si nous parlions?...
ARTHUR
A l'instant, ma chère Céline. (A Tfiierrij.) Un ami d'une des familles peut-être... ce sont de braves gens, qui dansent gaîment, et qui boivent sec.
THIERRY
Monsieur!.,, est-ce pour m'insulter?
CÉLINE
Arthur l
ARTHUR
Pourquoi donc? Mais quand vos parons seraient ce qu'on suppose,..
Air : De sommeiller encore^ ma chère.
Et ne peut-on nous les faire connaître ? Je rougirais d'être en ce cas trop fier... Car tout le monde est-il forcé de naître
Fils d'un comte ou d'un duc et pair?
THIEERï, très-vivement.
Tout le monde est force sans doute D'être poli** I..i * Céline, Arthur, Thierry.
** Arthur, Céline, Thierry.
AftTHVt.
Monsieur !
CILINE , entri; eux, à demi-voix.
Ah ! par pitié!...
THIERRY , se calmant.
Devant madame qui m'écoute^ Je rougirais de l'avoir ouhlié.
Devant celle qui nous écoute Je ■-■ouglrais de l'avoir ouLlié.
ARTHUR
Une leçon!,., est-ce parce que je trouve votre famille?...
THIERRY, l'interrompant.
Ma famille vaut sans doute la vôtre... etje vous prouverai,.
ARTHUR
Que vous êtes de haute et bonne maison... soit, je ne demande pas mieux : cela ne suffirait pas pour justifier certaines prétentions; mais alors, on vous recevrait avec plaisir.
CÉLINE, d'un air suppliant.
Oh! oui, alors on vous recevrait.
On entend des éclats de rire en dehors ; l'orchestre joiu'
piano,
THIERRY, à part.
Ah! quel air insolent !.., mais elle!...
ARTHUR, reconduisant Céline^
En attendant, je suis votre serviteur, monsieur.
THIERRY, entre les dents.
Monsieur,., je ne suis pas le vôtre.
Céline sort avec sa gouvernante, Arthur qui allait sortir se retourne en entendant rire.
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