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SCÈNE XII

Les Mêmes , RIBOTTON , venant de la gaucho, parlant à ses chevaux; ensuile CADET.

RIBOTTON , en blouse , le fouet à la main. Oh! là, hé! la grise!.. Cadet, laissons reposer les chevaux... fais Icux-y boire un sciau d'eau, et nous allons lamper une goutte d'autre chose.

PICPUS

Tiens ! c'est le gros père Ribotton.

RIBOTTON.

Te v'Ià, Belhomme?

PICPUS

Toujours... nous allions nous rafraîchir lesamydales.

RIBOTTON.

La compagnie engage... (a la cantonade.) Hé! Cadet , recule un peu le tombereau, qu'il ne bouche

pas la porte du marchand de vin... il ne faut pas nuire au commerce.

PICPUS

Est-ce toi qui paies ?

RIBOTTON.

Faut ben, si tu n'as pas d'argent.

PICPUS

Toujours.

RIBOTTON.

Justement que j'ai queuque chose à te dire.

PîCPCS , le poussant vers le distillateur. Il ne faut jamais causer dans la rue , c'est mauvais ton.

RIBOTTON.

Tu ne sais pas?., tu vas venir à ma noce.

PICPUS

Je devine... tu te maries.

RIBOTTON.

Juste.

PICPUS

Avec quoi ?

RIBOTTON.

Avec un fonds de traiteur hors barrière... j'épouse

La friturière ambulante ?

RIBOTTON.

Elle avait des économies , elle voulait placer ça sur la tête d'un bel homme...

PICPUS

Et elle a choisi la tienne ?

RIBOTTON.

Et nous allons vendre aux amis du vin à six et du fricot soigné... Est-ce que tu ne viendras pas manger des gibelottes de lapin ?

PICPUS

Non , c'est le chat !

CADET , paraissant en blouse.

Dis donc , Ribotton , la grise est déferrée.

RIBOTTON.

Mon gosier ne l'est pas , hein ?

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