ZÉPHIRINE , ATALA
Au lever du rideau, Atala, en carnisoledu matin, raccommode un pantalon d'arlequin ; Zéphirine , de l'autre côté, en corset et un madras sur la tête, savonne dans une terrine sur un tahouret.
Air: Vif>ent les plaisirs de la table, (Tourlourou.)
ENSEMBLE
Nous somm's ici femm's de ménage, L' travail occup' tous nos instans...
La couture ou le savonnage, Voilà tous nos délassemens.
ATALA
Toujours à l'attache...
Nous avons vraiment Un' conduit' sans taclie.
ZÉPHiniNE
riotis a'avons qu' ça d' blanc.
REPRISE
VIttiu tomm's ioi femm's de ménage.
Eh bienî Zéphirine, ton savonnage avancc-t-il? les collerettes de paillasse, les chemisettes espagnoles, ça reprend-il de la fraîcheur sous le cou[ de savon ?
ZEPHIRINE.
Ne m'en parlez pas; j'en ai les bras cassés.
ATALA
Et moi je tombe de défaillance; je n'ai encore rien pris de ce matin.
ZÉPHIRINE
Je ne pourrai pas faire aujourd'hui mes exercices.
ATALA
Ne va pas faire relâche par indisposition, nous ne sommes pas assez riches pour ça; tu n'es qu'une pauvre fille, vois tu, quoi qu'en dise Bilboquet; il te promet toujours desparens dorés sur tranches. Mais, en attendant, il faut trimer »ur U place pour battre monnaie.
LES SALTIMBANQUES
ZÈPHIRIKE.
C'est vrai que M. Bilboquet a toujours des idées romanesques. Voilà mon blanchissage terminé ; faut que je repasse à présent.
Elle prend ses fers sur un petit re'chauil. ATAIA.
Et moi, j'ai remis une pièce à l'habit d'arlequin de Bilboquet; son pantalon est comme sa bourse : ça manque de fonds.
2ÉPHIRINE.
Oui, nous ne sommes pas millionnaires ; voilà ce qui me sépare beaucoup de M. Sosthène. Depuis deux jours que nous sommes à Paris , nous ne l'avons pas encore vu. Ah! c'est fini, je ne veux plus y penser.
ATAtA
Pourquoi ça? Tous les jours on voit une jeune artiste devenir l'épouse d'un capitaliste.
WWtWWi'WWtWW*ViVl**W'VW'\XW\AV\/VWVWVW\VVVVVW\VVXVV\;