SCENE IX
I>K., MÈ.UES, ADOLPHE et ensuite M"<^ BEll- NARD, PAULINE.
ADOLPHE en bourgeois.
Oui... ce sont ces dames... je ne m'dtais |)as trompe!... mais comment parler à Pauline!' PHOEBUS, se levant.
Voilà!... c'est un marché très beau (pie vous a\ez fait là... j'ai superbemetU déjeuné!...
MADELEINE
Mon livre?...
PHOEBUS
C'est dix sous.
MADELEINE sortant de léctioppe.
Laissez-donc... vous vous êtes payé en dt'jcunanl.
PHOEBUS
Pas de bélises !...
MADELEINE
.Vdieu! adieu ! Tiens ! M. Adolphe.
PUOEBUS.
Qui ça -.Me sergent!'...
ADOLPHE
Ah ! Madeleine... Pauline... elle sort de l.i messe... la voici !... aide-moi à lui |»arlcrl
MADELEINE
Du liMit ! (hi tout ! je n'ai pas le temps '.... el mon rtiner!... (Elle rentre d.ins la maison.)
Eh ! dites donc, et le prix de la lettre... un franc cinquante !... farceur de citoyen!...
ADOLPHE
Ah! parbleu 1... voulez-vous gagner vingt francs... trente... quarante... cent francs de plus?
PHOEBUS
Cent francs sans mise de fonds!... me voila, monsieur, me voilà !...
ADOLPHE
Tenez... vous vojcz cette vieille dame qui vient par ici...
PUOEBUS.
Oh !... la vieille avec son petit chien ! connue !..
ADOLPHE
.îe parie que vous ne le faites pas échapper !...
PUOEBUS riant.
Le petit chien!... la drôle d'idée !... oh ! oh I u!i. tour de gamin tout à fait !...
ADOLPUE.
Je parie que non !...
PHOEBUS se récriant.
Ah ! un écrivain !..
ADOLPHE
Cent francs !
PHOEBUS
C'est mon loyer d'un an !...
Eh bien!...
PUOEBUS.
Dam ! si vous y tenez... (Les voyant enirer.) Ça y est!... (Adolphe entre dans l'échoppe.)
M"e BERNARD , menant son chien en laisse.
Allons , c'est convenu , vous obéirez à votre tuteur ?
PAULINE
Oui, mademoiselle Bernard... il le faut bien !..
PHOEBUS, les saluant.
Mesdames ! . . .
m"'= bernabd.
Rentrons vite !
PHOEBUS
Mesdames !... vous êtes des personnes pieuses...
m"" BERN.IWD.
Je m'en vante.
PUOEBUS.
Charitables...
H"^ BERNARD
Je ne peux rien vous donner mon cher!... j'ai mes pauvres.
PHOEBUS
lient!... elle me prend, Dieu me pardomie, pour... ah!... ah!... (A pari.) Tu vas me payer ça, la vieille ! (Prenant un canif.)
M"<> BERNARD
C'est à onze heures que nous allons chez le no-taire...
PHOEBUS
.Mesdames !...
M'I"^ BERNARD
]Mais ([uand je aous dis.. .
PHOEBUS
^jn
PHOî UI S.
Pardon ! ce n'est pas pour ra .';.. je vois que ces (!amcs viennent de la messe...
Jl'l« BEUNAKI).
Oui , et nous l'avons presque rnanquécl... l'HOEB€S , qui a essaye de couper la corde, à pari. Je l'ai manqué aussi moi. (Haut) Ah! c'est bien malheureux \
m"« beutîard , tirant le cliien à elle. Restez près de moi , Bichon.
PilOEBrs , se rapprochant.
C'est que je voulais demander à ces dames le
nom du prédicateur de dimanche
M"e BEUXABD , de même.
Je n'en sais rien!...
PAULINE , apercevant Adolphe, à pari.
Ciel!...
M^'= BERîîABD , se reîoumant vers Pauline. Ilem!... vous dites, mon enfant...
PAULINE
Rien, rien, mademoiselle... (Phœbus a profite du moment pour couper le cordon du chien qui s'échappe.)
PHOEBIS.
C'est que si c'était M. l'abbé Doucet. (A part.) Ça y est !
>!"« CEr.XAKD.
C'est possible!... Allons, Bichon !... (Elle tire la corde et s'aperçoit qu'il n'y est plus. ; Ah! ciel I... Bichon !
PnOEBVS.
Flait-il?... m.adame aiipeile !...
M"e BERNARD
Chéri!., il s'est échappé!., mon chéri!., mon Bichon !
PAULINE
Comment se fait-il?
PHOEBUS
.41; ! mon Dieu ! ce pauvre petit animal !... quel malheur ! avec ça que les rues sont remplies de boulettes!., et je crois que vous n'cics pas muselée.
M"e BEHNAUD.
Plait-il ?
PIlGîiBUS.
Non, je dis que vous n'êtes pas muselée... c'està-dire Bichon.
m""* bekxard.
Mais par où est-il passé?., oiî est-il? Bichon! une récompense honnête a qui me le rendi*» ! . .
PHOEBUS
Je l'accepte !..
PAULINE , montrant la droite.
C'est lui, là bas, je l'aperçois!..
PHOEBUS
I! iirange quelque chose!..
m"* BERN'AKD , poussant un cri et sorl;int vivement-
Ah!....
PHOEBUS , la suivant.
Bichon !.. veux-tu bien ne pas manger de ça! vilaine bête!., oh ! il en a mangé! ah ! bcn... il va sentir l'effet (jue ça l'ait ! (11 sort.)