ZÉPHIRINE, SOSTHÈNE, ATALA
SOiTBÈNE.
G'estmoilc'estmoil... Pardon, si jene vous souhaite pas le bonjour, mais vous êtes nichées si haut.
Il se jette sur une chaise.
zÂPBiRiNE, »' asseyant ■près de lui.
Oui, vous êtes tout essoufflé.
SOSTHÈNE
Zéphirine, vous me voyez dans un état à fendre
le granit.
Attala prend aussi une chaise.
ZÉPHIRINE
Qu'est-ce qu'il y a donc?
SOSTHÈNE
H y a que mon père me contrarie d'une faço» mesquine ; il veut m' éloigner de Paris I Voilà le projet qu'il roule sous son chapeau de soie.
ZÉPHIRINE
Ah I mon Dieu !
SOSTHÈNE
Au point que tout-à-l'heure il m'a donné soixante francs.
ATALA, s' approchant.
C'est pas mauvais ça I
SOSTHÈNE
Oui, c'était bien ; j'ai même dit : Merci, papa. Mais voici oû j'ai vu l'intention de m'éloigner; il ajoute d'une voix forte : « Tu vas partir tout do suite; je t'envoie à Rouen chez un notaire de mes amis, où tu apprendras à sauter les ruisseaux. » Je veux regimber; il me saisitavec un poignet que je ne m'attendais pas à trouver en lui. et il m'entraîne aux messageries.
ATALA
Laffitte et Gaillard?
SOSTBÈNK.
Oui ; il est clair que c'était pour m'éloigner, et je serais maintenant en pleine Normandie, si la voiture ne s'était pas arrêtée à ta barrière; je demande à descendre pour des motifs qui ne souffrent pas de retard -, on s'empresse de m'ouvrir et je me sauve. HeinI qu'en dites-voas? il n'y a pas de doute qu'il voulait m'éloigner.
ZÉPHIRINE
Monsieur Sosthène, il faut obéir à votre père.
SOSTHÈNE
Non, Zéphirine, la piété filiale a des bornes... j'en suis fâché pour elle, mais elle en a.
Au: Je vais revoir ma Normandie.
Il m'envoyait en Normandie Pays où j' m'eonuia à moarir , Oùl'âm', par le cidre afi[adie, A l'amoar ne peut pas t'ouTrir.
Il me fourrait chez un notaire Pour que j'y foss' sante-misseaux , Ah ! j'aime beaucoup mieux, ma chire , Faire auprès d' vous toute autre espèce de sauts. ZÉPHIRINE.
Réfléchissez encore, monsieur Sosthène.
SOSTHÈNE
C'est tout réfléchi ; mon père serait là que je lui dirais à lui-même et avec un aplomb... Je luidirab : Papa!
DOCANTAL, en dehors.
Merci, madame, je trouverai la porte.
SOSTHÈNE
Ohl la la! c'est elle I
ATALA
Qui, elleT
La voix du père que j'ai, qui moat*.
MAGASIN THEATRAL
2ÊPHIRINE
Que vient-il faire ici ?
SOSTHÈNE
Peut-être qu'il m'aura vu entrer... Où me cacher ?
ATALA
Sortez par la petite escalier.
SOSTHÈNE
Où est elleî
ATAiiA, lui ouvrant la porte.
Par ici I
ZÉPHIRINE
Et moi, je ne veux pas non plus me trouver devant lui.
SOSTHÈNE
Au revoir, Zéphirine ; comptez sur l'énergie de mon caractère.
Ils sortent tous les deux, Ze'pliirinc à gauche, Sosthène à
droite.
Je me charge de le recevoir... un homme ne me fait pas peur.