SCÈNE II
Les Mêmes, m"« bernard.
m"' BERNARD.
Eh bien! eh bien! où en sommes-nous?...
M'"« COQUELET
C'est la cousine Bernard! ...
M. COQUELET
Bon ! voilà le reste de nos écus! . . . m"« BERNARD à Pauline.
Bonjour, petite!... toujours triste! Eh bien! cousine Qoquelet, comment va la santé ce matin?
M-^e COQUELET.
Tout doucement , tout doucement!... j'ai toujours les nerfs d'une susceptibilité!... je suis agacée comme tout!... j'ai besoin d'air!... il y a des momcns où je voudrais donner des soulHets à quelqu'un.
M'I"^ BERNARD
Eh bien! voilà votre mari... (Théodore érlate de rire.)
M. COQUELET
Hein? plait-il, qu'est-ce que vous dites?..
m"" bern.vrd.
Je dis que vous voilà pour la promener...
M. COQUELET loujours occupé de sa letlre. Laissez-moi donc tranquille!.. Le père de Pauline, je l'ai connu.... il m'a nommé son tuteur!.... (|uanl à sa mère , je ne la connais pas ! elle n'a jamais existé.
Mi'= BERNAKO d'un grand sanj-froid.
Jamais !... (Coquelet la regarde.) Je croyais que ça ne se pouvait pas.
M. COQUELET
Allons , bien ! est-elle innocente!
Ah! ah! ah !... est-elle drôle M"« Bernard !.. M""= COQUELET se levant.
Et puis il faut avoir un peu de fierté !... notre flls est un assez bon parti... nous lui choisirons une autre femme !
M. COQUELET
Ah ! tu me fais enrager toi , avec tes nerfs et ta figure tranquille!... on dirait que tu es bien aise que je sois vexé!...
M"e BERNARD.
Eh bien! voyons , écoutez... Si vous voulez absolument la marier, cette malheureuse enfant.
PAULINE
Oh ! jeji'y tiens pas !
M. COQUELET
Après ?
M"'^ BERNARD
Il y aurait peut-être un moyen , ce serait de lui choisir un mari plus âgé qu'elle , moins jeune que Théodore...
THÉODORE, se levant.
Plait-il?...
^me COQUELET.
Au fait... on pourrait voir... l'avis de la cousins est assez...
M. COQUELET
Eh ! non ! non ! mille fois non ! Le mariage que j'ai décidé aura lieu, il le faut, je le veux!... La jeunesse en pareil cas n'est pas un défaut... au contraire!... et quant au polisson ou à l'intrigante qui nous a écrit...