SCENE III
PICARD , puis LE GARÇON.
PICARD. Oui, il conviendra à ma fille... et d'ailleurs, Fanny est en âge d'entrer en ménage... {Le garçon traiteur rentre chargé de plats et de bouteilles. Au garçon.) Chez qui allez-vous?
LE GARÇON. Chez M. Edouard.
Le garçon rentre.
PICARD. Ah! l'étudiant... il doit être
PORTIER, JE VELX DE TES CHEVEUX'
furieux contre moi... c'est pas ma faute... Hier, mon gaillard amenait à souper des amis et des petites dames... les amis, je les ai laissés passer... mais les petites dames... halte làl... c'était de la contrebande la propriétaire ne veut pas que
les jeunes gens de sa maison en reçoivent, .l'ai ]îairé le passage. ..c'est ma consigne... M. Edouard s'est fâché... et ils sont allés souper autre part..... ce qui fait qu'il est rentré trop tard, et que je l'ai laissé frapper, celte nuit, un bon bout de temps... Car c'est encore ma consigne de fermer ma porte à minuit.... Au premier coup,
je me lève de dessus nia chaise au
dernier, cracî... la grosse clef fait son jeu; tant pis pour les traînards... C'est pas l'embarras, il doit enrager, j'en conviens... à sa place, j'en ferais autant.
Air : Epoux imprudent, fils rebelle.
Non, je n"'aime pas les obstacles, Moi, vieux soldat... car dans nos regimens Un mot d' l'ancien nous f sait fair' des miiacles I
Aux portes des gouvem'raens, Je m'en souviens, nous n'frappions pas long-temps.
D'vant un' grand' ville, un' place forte, Quand nous disions : Le petit nous conduit, L'cordon!.. c'est nous!..Fût-c'ipéme après minuit,
On nous ouvrait tout d' méui' la porte,
On nous ouvrait toujours la porte.
Après ce couplet, le garçon sort,
PtJVOOOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOtfOmJOQOOOOOtJ