SCENE VIII
PETER, MISS ANNA, entrant suii'ie iVune Jemme de chambre.
ANNA. Monsieur, je voudrais une chambre.
PETER. Elle est prête.
AN\'A. Conuiient!
PETER. Oui. Quelqu'un m'a ordonné de préparer la meilleure chambre de mou auberge pour une dame qui devait venir
KEi.V,
ce soir ; et cette dame c'est vous, je le picsuiue.
AWA. Il pense à tout. Meuez-moi vite à cette chambre, mon ami ; je crains à tout moment que qiiLlfjn'un entre ici.
PKTER. J)olIyl Dell y. i^ Une femme de chambre eiilre.) \uici la porte, miss, n" I. ( // la femme (le clutrubre.) Conduisez. Madame désire-t-elle quelque cliose?
A.\-\A. Merci; je n'ai besoin de rien.
(Elle ciit.c.)
SCEKE IX.
PETEU , SALOMON.
SALOMON , entiaut. Bonjour, monsieur Peter.
l'ETKR. Ah! monsieur Salo mon , c'est vous; diable I vous entendez votre affaire : vous arrivez trop tard pour le temple et trop lot pour le souper. Qu'est-ce qu'on peut vous offiir en attcndaut?
SALOMON. Rien , maille Peter, absolument rien ; je viens seulemont parler à notre grand et illustre Kean d'iuie alFaire de théâtre, une misère, rien du tout.
PEïEU. C'est éjj;al , je vais toujours vous envoyer un ])0t de vieille bière ; vous causerez ensemble en attendant.
SALOMO.\. Ce n'est pas l'embarras, le temps paraît moins long, passé avec un ami. Mais aussitôt que notre grand tragédien sera revenu, diles-lui que je l'attends ici, hein! et que j'ai à lui parler à lui seul , et à l'instant.
PliTKR, sortiinl. Convenu.