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SCENE L

(Au lever du rideau, le théâtre est vide, et Ion entend chanter par les villageois, qui sont censés dans l'éplise , le chœur suivant, qui ne doit être accompagné que par le son des cloches.)

Air de Benoît.

O l'heureux jour Que celui d'un hyménée.

Lorsque l'amour Nous enchaîne sans retour !

Tendres époux , Votre union fortunée

Sera pour nous Le modèle le plus doux !

O l'heureux jour, etc.

LOUSTIC, paraissant.

Ma foi! v'ià encore un mariage fait... J' dis qu'ça n'a pas été sans peine ni sans embûches... Mais enfin Charlotte est maintenant madame Albert, et, en ma qualité de sonneur de la paroisse, je peux bien dire que c'est moi qui me

' Le rôle de I''rilr doit êtic haragouiné on allemand; il dit toujours yii au lieu de oui.

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suis donné le plus de mouvement pour l'apprendre à tout le monde... Il est vrai que les mariages me conviennent beaucoup à moi.

Air: Diii don, din don.

Comme sonneur du ■village,

J'ai toujours eu des raisons

Pour prêcher le mariage

A tous nos jeunes garçons.

Si j' rencontr' queuqu's imbéciles,

Je leur dis : Soyez dociles;

Din di, din don; Allons , uiariez-vous donc J

Din di, din don.

Du mariage au baptême.

Souvent 1' temps n'est pas bcn long;

Mais j' m'en applaudis tout d' même

En sonnant mon carillon...

Et j' dis au célibataire :

Puisque l'on est sitôt père !

Din di, din don ;

Allons, mariez-vous donc !

Din di , din don.

Quoique ça, je ne me bornerai point à sonner les cloches pour deux particuliers de o'ie voléelà ; et ce soir, pondant le bal...

WERTHER

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