SCÈNE XIX
WERTHER; FRITZ, peu ^près.
WEnxHER, se promenant à grands pas, les bras croisés.
Au fait, je vous le demande : qu'est-ce que la vie?... Qu'on me fasse l'amilié de me dire ce que c'est que la vie! Un sentier tortueux parsemé de ronces et d'épines, dans lequel on ne peut naturellement faire un pas sans s'emberlificoter les jambes. C'est, pardieu ! bien la peine... (Ici Fritz paraît.) Ah ! te voilà , Fritz!... Apportemoi, dans ce pavillon, papier, plume et encre.
FRITZ
Oui, monsieur.
WERTHER, à part.
Il est dans l'ordre que je fasse part à mes amis et connaissances... A propos, et du vin.
FRITZ
Gomme à l'ordinaire ?...
WERTHER
Non , plus qu'à l'ordinaire... beaucoup plus qu'à l'ordinaire... J'ai besoin de prendre des forces pour le voyaj^e que je médite.
FRITZ, à part.
Albert nous a tenu parole. (A Werther.) Vous suivrai-je , mon cher maître?
WERTHER
Non , ca te mènerait trop loin.
FRITZ, lui prenant la main.
Avec vous, mon bon maître, j'irais jusqu'au bout du monde.
WERTHER
O attendrissant dévouement de la part d'un être sorti de la classe basse de la société !... Eh bien ! les voilà ces domestiques, que nous nous permettons d'appeler nos valets !... (Voyant revenir Albert.) Va chercher ce que je t'ai dit. ( Fritz sort.) eeaeoeoQO9soefl9seeeoao9ceeeéeeoeoaoseeoc0O3aeso9eeo6osoeao