‹ Pièces de théâtreChapitre 562 sur 1069 · LOUIS , ANTONY · texte numérisé non relu

LOUIS , ANTONY

ANTONY. Louis I

LOUIS. Monsieur?

A.\TO\Y. Tu me sers depuis dix ans?

LOUIS. Oui , monsieur.

A.\TO^Y. As-tu jamais eu à te plaindre de moi?

LOUIS. Jamais.

a:vtO-\y. Crois-tu que tu trouverais un meilleur maitre ?

LOUIS. IN on, monsieur.

A\TO\Y . Alors tu m'es dévoué , n'est-ce pas?

LOUIS. Autant qu'on peut l'être.

AATONY. Tu vas monter dans la berline qu'on attelle , et tu partiras pour Strasbourg.

LOUIS. Seul?

ANTO.\Y. Seul Tu connais le colonel

d'Hervey ?

LOUIS. Oui.

ANTONY. Tu prendras un habit bourgeois... tu te logeras en face de lui... tu

te lieras avec ses domestiques Si dans

un mois , deux mois , trois mois , n'importe à quelle époque , tu apprends qu'il va revenir à Paris , tu partiras à franc étrier pour le dépasser... Si tu apprends qu'il est parti, rejoins-le, dépxsse-le pour m'en avertir ; tu auras cent francs pour chaque heure que tu l'auras devancé..... Voilà ma bourse ; quand tu n'auras plus d'argent, écris-moi.

LOUIS. Est-ce tout?

ANTON Y. Non... tu retiendras le postillon en le faisant boire de manière à ce qu'il ne revienne avec li;s chevaux que cleiuaiti matin, ou du moins fort avant dans la

nuit... et maintenant pas un instant de retard... sois vigilant, sois fidèle... Pars...

(Louis sort.)

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